Quand la géopolitique rattrape le sport du Golfe

Depuis une quinzaine d’années, les monarchies du Golfe ont fait du sport un outil de rayonnement touristique. Circuits de Formule 1, grands tournois de tennis, compétitions de golf, Coupe du monde au Qatar : la région s’est imposée comme l’un des nouveaux centres de gravité du sport mondial.

La logique est claire. Attirer les caméras, les sponsors our attirer aussi les voyageurs. Dans cette stratégie, le sport devient bien plus qu’un spectacle : une vitrine touristique et un puissant instrument d’image. Mais cette vitrine repose sur un élément fragile : la stabilité. Et c’est précisément ce que rappelle l’actualité.

La guerre qui embrase aujourd’hui l’Iran et les tensions qui traversent le Moyen-Orient viennent rappeler que le sport, malgré ses prétentions universelles, reste profondément dépendant de la géopolitique. Quand les espaces aériens se ferment et que les tensions régionales montent, les premiers flux menacés sont souvent ceux des voyageurs et des supporters.

Pour l’instant, les grands événements du Golfe continuent de se dérouler. Les avions atterrissent toujours à Doha, Dubaï ou Abu Dhabi, et les calendriers sportifs restent inchangés. Mais l’équilibre reste précaire. Car derrière les stades ultramodernes et les grands événements planétaires, une réalité demeure : le tourisme sportif repose sur une promesse implicite de sécurité et d’ouverture.

Et dans une région où les tensions peuvent resurgir brutalement, cette promesse n’engage que ceux qui l’écoutent.

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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