Un an avant les Jeux Olympiques, découvrez comment survivre à Tokyo

Les JO de Tokyo en 2021 devaient débuter vendredi 23 juillet. Pour accompagner l’évènement, nous avions demandé à une Française qui y a vécu plus de 20 ans de nous rédiger un guide pratique que nous publions quand même. Nous avons une année pour s’en inspirer avant de faire nos valises.

Un an avant les Jeux Olympiques, découvrez comment survivre à Tokyo 1

Sommaire

  • Un an avant les Jeux Olympiques, découvrez comment survivre à Tokyo 2

Pour la deuxième fois, la capitale nipponne a été choisie pour abriter les JO, la première fois datant de 1964, année de construction du fameux Shinkansen, train à grande vitesse, qui a effectué le premier trajet Tokyo/Shin-Osaka le 1er octobre 1964.

Profitez de ce tour guidé par Florence Costa qui a vécu 25 ans au Japon.

La vie nocturne

Tokyo est une ville dans laquelle on peut s’amuser partout, surtout dans les quartiers de Shinjuku, Shibuya, et Roppongi.

Un an avant les Jeux Olympiques, découvrez comment survivre à Tokyo 3

La nuit à Tokyo est assez chère. Comptez 2500 ¥ (environ 20 euros) pour l’entrée d’un club et 1200 ¥ (10 euros environ) en moyenne pour un cocktail. En revanche, on trouve des restaurants plutôt bon marché où vous pourrez vous en tirer pour moins de 1500 ¥ (12 euros) pour un repas.

Le Golden Gai et le quartier de Shinjuku

Quartier moderne doté de gigantesques immeubles de bureaux et de grands hôtels, Shinjuku comblera les fans d’architecture et de modernité. Mais c’est une autre image, plus étonnante, qui marquera le visiteur. Le soir venu, le Golden Gai, adorable quartier inchangé depuis les années 1950, s’anime. Businessmen éméchés et étudiants arpentent des ruelles si étroites que l’on y tient à peine à deux. On se croirait dans un vieux film ! Dépaysement garanti… Nous vous recommandons plus particulièrement La Jetée (1-1-8 Kabukicho, Shinjuku-ku), bar de prédilection des cinéphiles dont le nom reprend le titre du film de Chris Marker.

Si vous voulez vraiment goûter à la nuit tokyoïte, allez découvrir le bouillonnant Kabuki-cho, l’un des secteurs les plus célèbres de la ville, avec sa succession d’enseignes multicolores, de néons étincelants et de couleurs aveuglantes. C’est un quartier à l’atmosphère unique, qui ne dort jamais, avec ses sex-shops, ses salons de massage, ses clubs luxueux, ses strip clubs… 

Le quartier de Shibuya

Shibuya, qui regorge de bars, de restaurants et de love hotels (établissements d’hébergement réservés aux couples, dans lesquels on peut réserver une chambre pour quelques heures (rest) ou à la nuit (stay), est également très animé le soir. Pour connaître les dernières tendances en vogue chez les jeunes Japonais, c’est ici qu’il faut venir ! Dans les boutiques, dans la rue, les « Shibuyettes » offrent un défilé de mode permanent. En sortant de la gigantesque gare, traversez le passage clouté le plus fréquenté du monde, puis arpentez Shibuya Center Gai, rue piétonne entièrement dédiée aux  jeunes. Un quartier unique !

Roppongi

Roppongi est un quartier de divertissements animé doté de nombreux bars et de discothèques, qui ferment tard le soir et où se mêlent résidents et touristes. 

À la tombée de la nuit, Roppongi Crossing (sortie 3 du métro) est le point de ralliement des fêtards. Ensuite, vous n’aurez que l’embarras du choix : cafés, bars, restos, izakaya, clubs, karaokés, mais aussi bars à hôtesses, salons de massage et autres gentlemen’s clubs.

Lieux pour s’amuser – boire – danser :

  • Les izakaya

À mi-chemin entre le bar, le bistrot et le restaurant, cette institution permet aux amis et collègues de se retrouver après le travail. Vous en trouverez partout dans la capitale.

Voici quelques izakaya incontournables : Kaikaya by the Sea, véritable institution à Shibuya (23-7 Maruyamacho, Shibuya-ku), Uoshin Nogizaka, izakaya « à la bonne franquette », vaste, et bien placée dans le quartier de Roppongi (9-6-32 Akasaka, Minato-ku), Gonpachi Nishiazabu, un lieu immense rendu célèbre par la scène culte de Kill Bill qui y a été tournée, où Japonais et gaijins s’y côtoient joyeusement (1-13-11 Nishiazabu, Minato City). 

Jusqu’au bout de la nuit, faites chauffer vos cordes vocales sur les plus grands tubes japonais, anglophones ou même sur de la chanson française dont les Japonais raffolent ! Les karaokés sont nombreux dans la capitale, vous les trouverez facilement. Pour pousser la chansonnette, rendez-vous à La Pasela (1 Chome-3-16 Kabukicho ; situé à l’est de Shinjuku) connue pour son grand choix de musiques étrangères, ou au Fioria (5-1-3 Minato-ku, Roppongi), avec ses salles ambiance science-fiction, luxe ou même… salle de bain (vous pourrez chanter installé dans un jacuzzi !).

  • Les boîtes de nuit :

Il y a peu ou pas de sélections à l’entrée des clubs. Avant de sortir en boîte, munissez-vous de votre passeport ou d’une photocopie.

Les meilleures discothèques de la capitale :

-THE WOMB est certainement l’un des clubs les plus populaires de Tokyo (situé à quelques minutes de la gare de Shibuya)

-AGEYA (station Shin-Kiba : avec ses deux scènes principales, ses trois sections VIP, ses trois bars, son jardin, son coin resto, et sa piscine extérieure, AGEHA est l’un des plus gros clubs du Japon, mais aussi l’un des plus populaires (une navette gratuite fait l’aller-retour depuis Shibuya).

-ALIFE (situé à Roppongi) : ALIFE est un incontournable des nuits tokyoïtes. Tenue de soirée exigée, carrés VIP à gogo, et cocktails de luxe, ce club très chic de la capitale possède plusieurs étages qui vibrent au rythme des derniers hits internationaux.

  • Les Beer garden

Situés au coin des parcs ou sur les toits des immeubles, les beer gardens sont très populaires en été. 

Voici quelques bonnes adresses : le Forest Beer Garden (en plein parc du sanctuaire Meiji), Yoyogi Village Beer Terrace, Tokyu Rooftop Premium Beer Garden (à Shibuya), Sky Paradise Beer Garden (à Shinjuku).

  • Les bars d’hôtel

Au calme dans une ambiance feutrée, avec vue sur la ville illuminée… : les bars d’hôtels trouvent surtout leur succès auprès des couples. Une dernière étape en fin de soirée avant de rentrer. Pourquoi ne pas aller boire un verre au bar New York Bar au 52ème étage de l’hôtel Park Hyatt Tokyo en repensant à la scène du film « Lost in translation » ?

  • Les pachinkos

Ce sont les machines à sous japonaises, un mix entre un flipper et une machine à sous. Vous verrez certainement dans les rues de la ville des sortes de casinos hyper bruyants, aux allées étroites avec des dizaines de machines alignées les unes à côté des autres, vous ne pouvez pas vous tromper, ce sont des pachinkos ! Si trois symboles identiques apparaissent, alors un grand nombre de billes tombent, qui ne peuvent être échangées contre de l’argent, mais souvent contre des cadeaux. Dans ces salles, ambiance très particulière et volume sonore difficilement supportable !

  • Les Games Center

Ils sont très prisés par les jeunes locaux et les touristes. Vous verrez des immeubles entiers, de plusieurs étages, dédiés aux jeux vidéo, aux simulateurs de voitures, aux « pinces à peluches » et au divertissement sous toutes ses formes. Il en existe plusieurs dans le quartier de Shinjuku. Fermeture vers 2 heures du matin.

Et pour les amoureux des belles vues nocturnes…

  • Les 5 plus belles vues de la ville

la mairie de Tokyo (Tokyo Metropolitain Government) (située dans le quartier de Shinjuku), la tour Mori de Roppongi Hills et le Tokyo City View, la Tour de Tokyo, Tokyo SkyTree et Odaiba Seaside Park.

Se déplacer

Pendant la période estivale, étant donné qu’il fait très chaud et très humide à Tokyo (et dans le reste du pays), les transports en commun (métros, trains) sont conseillés, car ils sont climatisés, très sûrs et très propres.

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Métro

Le métro est ultramoderne et fonctionne très bien. Évitez toutefois les heures de pointe, car la foule est très dense ! Les billets se prennent aux distributeurs automatiques, et les prix varient selon la distance et le nombre de stations.

*Se repérer dans le métro : dans les stations, les plans du réseau sont affichés en japonais, avec le nom des stations souvent écrit en anglais. Dans le wagon, le nom des stations est annoncé par une voix (en anglais, entre autres).

*Tarifs (variables selon les compagnies) : à Tokyo, un billet vaut au minimum 170 ¥ (1,40 €) de 1 à 6 km, 200 ¥ (1,70 €) de 7 à 11 km… (¥=Yens)

*Plans du métro : https://www.tokyometro.jp/en/index.html

Trains

Si vous sortez de la capitale, c’est le moyen le plus pratique, et le plus économique, pour voyager à l’intérieur du Japon. Les trains sont à l’heure, et les fréquences nombreuses permettent de se déplacer rapidement et facilement d’une ville à une autre.

*Train Shinkansen (train à grande vitesse japonais) : propose des liaisons très rapides et nombreuses (des dizaines par jour) entre les principales villes du pays.

Exemples de trajets : trajet Tokyo-Kyoto (513 km) dure 2h20-2h50 ; billet : environ 14 000 ¥ (117 €) –  trajet Tokyo-Osaka (556 km) dure 2h48 ; billet : environ 14 500 ¥ (121 €).

Le Japan Rail Pass, forfait vendu par la compagnie JR, est intéressant (et même indispensable) si vous souhaitez vous déplacer dans le pays, entre Tokyo et Kyoto, et ailleurs (à vous de calculer selon votre itinéraire).
À acheter dans les agences de voyages avant le départ. https://japanrailpass.net/fr/

*Lorsque vous arrivez en avion, comment se rendre dans le centre de Tokyo :

De l’aéroport de Narita:

Situé dans la ville de Narita, l’aéroport international de Narita  se situe à 70 km de Tokyo. Prévoyez donc entre une et deux heures de trajet, quel que soit votre moyen de transport.

Prendre un taxi à la sortie de l’aéroport n’est pas recommandé, car cela vous coûtera très cher, et ne sera pas nécessairement le moyen le plus rapide.

Voici plusieurs moyens pratiques d’aller à Tokyo (selon vos besoins, votre budget et votre point d’arrivée dans la capitale).

Le Narita Express (le moyen le plus pratique)

Le Narita Express relie l’aéroport de Narita et la capitale en entre 1h et 1h30, pour 3020 ¥ jusqu’à Tokyo, et pour 3190 ¥ jusqu’à Shinjuku, Shibuya, Shinagawa ou Ikebukuro. Il y a des départs toutes les 30 à 60 min.
Le Narita Express faisant partie du groupe JR, les détenteurs du JR Pass peuvent l’emprunter sans frais supplémentaires (à condition, bien sûr, d’avoir pensé à obtenir son pass dans le centre JR de l’aéroport). Vous devez réserver votre siège avant de prendre votre train.

Le Limousine Bus (le moyen le plus confortable)

Le bus vous attend juste à la sortie du terminal et vous emmène à la porte de votre hôtel (plus de 100 destinations sont desservies, grands hôtels et les principales gares, et il n’est pas nécessaire d’être hébergé à l’hôtel pour profiter du Limousine Bus). En faisant le trajet par la route, vous risquez cependant de vous retrouver dans les embouteillages, surtout aux heures de pointe, le matin de 7h à 9h et le soir de 18h à 20h. Pour 3100 ¥, le Limousine Bus vous emmène à Tokyo en environ 1h30.

Le Skyliner (le moyen le plus rapide)

Si vous logez dans l’est de Tokyo, c’est un moyen rapide de faire le trajet car Ueno et Nippori se trouvent au nord-est sur la ligne JR Yamanote. Le Skyliner (du groupe Keisei) relie Narita à Ueno en 41 min et à Nippori en 36 min,
Le ticket coûte 2470 ¥ ; il y a des trains toutes les 20 à 40 min. Tout comme le Narita Express, vous devez réserver votre siège avant de prendre votre train.

De l’aéroport de Haneda:

Trois types de train permettent de rejoindre Tokyo. Le train le plus rapide est l’Haneda Express mais les autres types de trains (Local et Rapid) effectuent le trajet en à peine quelques minutes de plus.
À Hamamatsucho, plusieurs correspondances sont possibles : avec les lignes de train JR  Yamanote et JR Keihin-Tohoku et avec les lignes de métro Toei Asakusa et Toei Oedo. La correspondance est quasiment directe avec les lignes de trains et un peu longue avec les lignes de métro car il faut rejoindre la station Daimon.

Voici les principaux temps de trajet:

Etape 1 : Tokyo Monorail 

Aéroport international d’Haneda – Gare d’Hamamatsucho : 14 minutes (départ toutes les 3-5 minutes)

Etape 2 : Une fois à Tokyo:
Voici quelques temps de trajets qui peuvent varier en fonction de votre destination:
Avec la ligne JR Yamanote:
Gare d’Hamamatsucho-Tokyo : 6 minutes
Gare d’Hamamatsucho-Ueno : 12 minutes
Gare d’Hamamatsucho-Shinjuku : 18 minutes
Gare d’Hamamatsucho-Shibuya : 23 minutes

Avec la ligne Toei Oedo:
Gare d’Hamamatsucho-Roppongi : 6 minutes

Vélos

Tokyo, capitale de 14 millions d’habitants, étant dix fois plus grande que Paris, il est déconseillé de faire du vélo si le temps est limité.

-Taxis, Uber

Taxis

Les taxis sont très pratiques, mais assez chers car les distances sont très grandes dans cette mégalopole. La prise en charge varie, selon les périodes de l’année, de 400 à 700 ¥ environ (3 à 6 €) ; le compteur augmente ensuite à partir de 2 km. Ils sont particulièrement intéressants donc pour les petits trajets. Avec plusieurs dizaines de milliers de taxis dans la capitale japonaise, vous n’aurez pas le moindre problème pour en trouver un. Même si les chauffeurs ne parlent pas toujours l’anglais, il est facile de s’expliquer en leur montrant la carte de visite de votre hôtel, ou en leur indiquant sur le plan de la ville le lieu précis où vous vous rendez (en japonais de préférence). Si le voyant rouge situé dans le coin inférieur gauche du pare-brise est allumé, cela signifie que le taxi est libre. Entrez par la porte de gauche (car on roule à gauche au Japon) ; la portière est automatique, laissez le chauffeur vous l’ouvrir et la fermer lorsque vous descendez. Ne jamais donner de pourboire, c’est une injure !

Uber

Uber ne connaissant pas encore un grand succès au Japon, il est préférable de ne pas choisir cette application.

Voiture

La conduite au Japon pour un visiteur de passage n’est ni recommandée ni économique. La conduite se fait à gauche, les indications dans les rues et sur les routes sont affichées en japonais, traduites en caractères romains.
Les étrangers souhaitant conduire au Japon ne peuvent pas utiliser le permis international délivré dans leur pays. Il faut se munir obligatoirement d’une traduction en japonais. Une fois au Japon, ils pourront conduire avec la traduction accompagnée du permis original. La capitale étant immense, la circulation est très dense, les parkings sont difficiles à trouver et bondés, et le stationnement est interdit presque partout.

Les incontournables

Le temple du Senso-ji à Asakusa

On peut encore humer ici comme un parfum d’Edo, l’ancien nom de Tokyo. La jolie allée qui mène au plus vieux temple de la ville, la Nakamise dori, est bordée de boutiques traditionnelles et décorée de lampions.

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Le Palais Impérial

Harajuku, Omotesando et Aoyama

Au nord de Shibuya, on découvre un Tokyo hybride, à la fois extravagant, traditionnel et avant-gardiste. Quartier où la mode s’exprime dans ses excès les plus exubérants, Harajuku est le point de rendez-vous incontournable des cosplayers, mais aussi le lieu de toutes les dévotions autour du sanctuaire de Meiji, l’un des plus importants du Japon. Plus à l’est, on se rend dans le quartier d’Omotesando pour une séance shopping de luxe, mais aussi pour admirer les merveilles architecturales qui abritent les plus grandes griffes. Aoyama, quartier tendance et artistique, est quant à lui le point de ralliement des créateurs de mode japonais. Son musée d’art Nezu vaut à lui seul un détour.

Le sanctuaire de Meiji Jingu

On rejoint cet imposant sanctuaire, érigé en 1920 en l’honneur de l’empereur Meiji, après avoir traversé une forêt d’arbres centenaires et franchi une porte millénaire. C’est un havre de paix, en plein cœur de la ville. Si vous venez pendant le week-end, vous aurez peut-être la chance d’observer une procession de mariage en costumes traditionnels, dans la pure tradition shinto. Un moment totalement hors du temps.

Le gymnase olympique de Yoyogi

Construit pour les Jeux olympiques de 1964 par le célèbre architecte Kenzo Tange, ce bâtiment en deux parties réconcilie la tradition japonaise avec l’avant-garde. Il s’agit de l’une des plus belles réalisations architecturales d’après-guerre. C’est ce même architecte qui a conçu la mairie de Tokyo à Shinjuku. Lorsqu’il n’accueille pas de compétitions, on peut visiter le gymnase.

La rue Takeshita-dori

L’étroite rue Takeshita-dori, avec ses boutiques de vêtements et de bijoux fantaisie, fréquentée par les collégiens et lycéens, est la rue la plus extravagante de la capitale. Fourmillante de fashion victims, de hordes gothiques et de lolitas rose bonbon, elle est toujours noire de monde. Dans les rues aux alentours s’égrènent boutiques de créateurs très tendance, galeries d’art et petits cafés fort sympathiques.

L’avenue Omotesando-dori

Cette large avenue a été construite afin de servir de chemin d’accès au sanctuaire de Meiji Jingu, d’où son nom qui signifie « rue principale qui mène au sanctuaire ». Bordée d’arbres, elle concentre des boutiques, fort élégantes, dont des enseignes françaises : elle mérite bien son surnom de « Champs-Elysées de Tokyo » ! Depuis le début des années 2000, elle est également devenue un haut lieu de l’architecture contemporaine. Les immeubles les plus remarquables sont ceux des grandes marques de la mode.

Le musée d’art Nezu

Ce musée est une pure merveille, autant pour sa très belle collection d’art traditionnel (calligraphies japonaises, céramiques coréennes, peintures, laques, bronzes chinois…) que pour ses sept adorables pavillons de thé dispersés dans le jardin, qui vaut le détour. On peut assister à une cérémonie du thé à certains jours fixes dans le mois. Du café, la vue sur le jardin de bambous est splendide.

Le parc d’Ueno

L’allée centrale est bordée de centaines de cerisiers qui, lorsqu’ils fleurissent au printemps, attirent des millions de Japonais. Le parc est parsemé de musées, dont le musée national d’Art occidental et le Musée national de Tokyo, qui comptent parmi les plus passionnants de Tokyo.

Le Golden Gai et le quartier de Shinjuku : à réserver pour le soir (voir vie nocturne)

Le quartier de Shibuya: à réserver pour le soir (voir vie nocturne)

Roppongi

Roppongi est connu pour être l’un des quartiers les plus « occidentaux » de Tokyo. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, GI’s et diplomates avaient ici leurs habitudes. Subsiste aujourd’hui une vie nocturne débridée, qui attire aussi bien gaijin (étrangers) que Tokyoïtes. Mais on ne vient plus seulement à Roppongi pour dîner ou faire la fête depuis l’ouverture de deux gigantesques complexes culturels et commerciaux, Tokyo Midtown et Roppongi Hills. Plusieurs musées et galeries ont également suivi ce renouveau, constituant l’« Art Triangle Roppongi ».

Akihabara

Surnommé la « ville électrique », le quartier d’Akihabara est fréquenté par les amateurs d’électronique, qui trouvent ici grands magasins spécialisés et rabais importants. Mais c’est aussi le territoire des amoureux de la pop culture japonaise. Dans une ambiance étourdissante faite de néons et d’annonces sonores, on déniche facilement mangas et figurines, ou bien on s’installe dans une salle de jeux vidéo… Quelques refuges –les étonnants « maids cafés », notamment– permettent cependant de se reposer de toute cette agitation.

Le Palais impérial

Il n’y a qu’une partie du Palais impérial ouverte au public, comprenant de très beaux parcs, des musées et des sanctuaires. L’entrée principale des jardins impériaux se trouve près de la porte Otemon.

Ginza

Autrefois connu pour ses artisans qui frappaient l’argent (ginza signifie « corporation de ceux qui travaillent l’argent »), Ginza est devenu en quelques années le quartier le plus cher de Tokyo. Les visiteurs viennent essentiellement pour admirer les architectures et vitrines de boutiques de luxe. D’ailleurs, l’expression « ginbura » signifie aujourd’hui « musarder à Ginza », si bien que l’on ne compte plus les galeries commerciales baptisées… Ginza ! La large avenue de Ginza sans fils électriques est piétonnière le dimanche.

Combat de sumos 

En ce qui concerne les combats de sumos, les tournois ont lieu tous les deux mois (mois impairs), dans des villes différentes; celui qui se tiendra pendant la période estivale, donc à peu près au même moment que les JO de Tokyo, se tiendra à Nagoya de fin juillet à début août 2021 (dates non encore fixées).

Les bons plans pour se restaurer

La cuisine japonaise (appelée washoku) est équilibrée, légère et peu grasse. Elle attache une attention particulière à la saisonnalité des ingrédients et à la beauté de la présentation des aliments. L’incroyable variété des spécialités culinaires vous étonnera. Un repas peut s’accompagner de bière, de saké chaud ou froid, ou de thé vert (ocha) servi gratuitement. En général, chaque restaurant a sa spécialité.

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Il n’est pas difficile de comprendre ce qui est servi, car la plupart du temps des plats en plastique sont exposés dans la vitrine du restaurant. Les prix sont indiqués, et vous pouvez également trouver des menus en anglais.

À Tokyo, et dans tout l’archipel, on peut manger pour pas cher, même le soir, tout au long de la journée et de la nuit. À vous de choisir la spécialité qui vous tente !

Les spécialités :

  • Le sashimi et le sushi

C’est LA spécialité japonaise par excellence. Le poisson cru se mange soit en sashimi – simple tranche que l’on trempe délicatement dans le shoyu (sauce de soja) –, soit en nigiri sushi – la tranche est alors posée sur une boulette de riz légèrement vinaigrée –, soit encore en maki sushi – c’est-à-dire enroulée avec du riz dans une algue nori. Dans tous les cas, le poisson est débarrassé de ses arêtes. Les nigiri sont servis avec du gingembre mariné dans du vinaigre, ce qui permet d’ôter le goût du poisson précédent. On peut en redemander autant qu’on veut. Un assortiment classique (moriawase) comprend en général 8 à 10 pièces parmi lesquelles on trouve du thon (maguro), du thon gras (toro), du saumon (saké), une crevette cuite (ébi) ou crue (namaébi), de la seiche (ika), du maquereau (saba) et de l’omelette japonaise (tamagoyaki).

  • Les soba, udon et ramen

Ce que nous appelons indistinctement nouilles porte ici trois noms bien différents

– elles sont servies dans des restaurants qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Les soba sont des pâtes de sarrasin, que l’on peut consommer chaudes dans une soupe (il y en a plus de dix sortes) ou bien froides sur un lit de bambou, saupoudrées d’algues nori. On les trempe alors dans une sauce à base de soja. Les udon sont des pâtes de blé assez épaisses, que l’on mange généralement chaudes dans une soupe de bœuf ou de porc. Les ramen sont des nouilles de blé d’origine chinoise et se mangent également en soupe chaude. On peut les accompagner de gyoza (raviolis grillés à tremper dans une sauce piquante).

  • Le tonkatsu

Le tonkatsu est une façon typiquement nippone de préparer le porc en le longeant dans une pâte à base d’œufs, de farine et de chapelure. Il existe différentes sortes de tonkatsu, le plus fin étant toujours le filet.

  • L’okonomiyaki

C’est une spécialité de Hiroshima. Viande de bœuf, légumes ou fruits de mer (on peut choisir la composition) sont battus dans une mixture à base d’œufs, de farine et d’eau, et cuits devant vous sur une plaque chauffante. Une fois prêt, cela ressemble à une grosse omelette qu’on enduit, au pinceau, d’une sauce brune et sucrée ; c’est l’un des plats les moins chers et les plus  nourrissants qu’on puisse trouver au Japon.

  • Les yakitori

Littéralement, yakitori signifie « poulet grillé », car la plupart des brochettes servies dans ce genre de restaurant sont à base de poulet (ailes, foie, gésier…).

  • Les tempuras

Ces beignets représentent l’une des rares spécialités japonaises d’origine étrangère. En effet, ce sont les Portugais qui ont importé, au XVIème siècle, cette méthode de cuisson des aliments. Bien sûr, les habitants de l’archipel l’ont adaptée à leur goût, et la finesse des tempuras n’a que peu à voir avec le beignet de morue tel qu’on le prépare à Lisbonne. Nous vous conseillons de prendre le menu (teishoku) qui comprend en général cinq ou six pièces (poisson et légumes) servies au fur et à mesure sur une serviette en papier qui absorbe l’huile. Vous les tremperez dans une sauce à base de soja, dans laquelle vous mélangerez du radis râpé.

  • L’unagi

C’est l’une des spécialités à découvrir absolument lorsque l’on vient au Japon. Certains restaurants servent de l’anguille parmi d’autres plats, mais il vaut mieux la déguster dans une authentique unagiya (restaurant d’anguille).

  • La restauration rapide : le bento

Le bento est un casse-croûte que l’on mange en dehors de chez soi. Il remplace notre sandwich. Selon la tradition japonaise, ce sont les femmes qui le préparent le matin pour leur mari et leurs enfants ; il n’y a pas toujours de cantines dans les écoles et dans les entreprises, le bento est donc un moyen économique et équilibré de se restaurer à midi. En règle générale, il se compose de riz, de protéines, de légumes frais, de légumes macérés et de fruits. On en vend dans tout le pays des tout préparés, même dans les conbini (voir ci-dessous). Le eki-ben est le bento vendu dans les gares ou dans les trains longue distance, que l’on mange lors d’un voyage. Le makunouchi-bento est le plus classique ; il était à l’origine vendu dans les théâtres de kabuki afin que les spectateurs puissent manger pendant les entractes. De nos jours encore, il est possible de manger un bento pendant des spectacles ou des tournois de sumo.

Cependant, en été, nous vous déconseillons de manger dans des parcs, car il fait très chaud et très humide.

Les conbini sont très pratiques : conbini (ou conbinience store, abréviation de l’anglais convenience store), ce sont des commerces souvent ouverts 24h/24 et 7 j/7 qui distribuent des produits de consommation courante et offrent de nombreux services : fax, envoi de colis, borne internet, paiement de factures, réservation de spectacles et d’hôtels. On en trouve dans tout l’archipel, même dans les petites villes et les zones rurales. On y trouve aussi souvent des distributeurs de billets ATM qui acceptent les cartes de crédit étrangères. Vous pourrez acheter un bento ou un onigiri (boulette de riz souvent enveloppée dans une feuille d’algue (nori). À l’intérieur, on peut y trouver une prune séchée (umeboshi), du saumon, du thon, du konbu (algue), etc. Le riz peut être du riz blanc, ou bien du riz avec d’autres ingrédients.). À goûter sans hésitation !

Les distributeurs de boissons

On dénombre 6 millions de machines distributrices, soit une machine pour 22 personnes ! Où que vous serez, où que vous irez, dans les villes, même dans les villages les plus éloignés, dans les rues, sur le quai des gares, près des temples, vous en verrez. Les plus nombreuses sont celles qui vendent des boissons : sodas, café, thé, eau. La couleur juste au-dessous des produits indique la température des boissons : rouge pour les chaudes, bleue pour les froides. Celles des boissons alcoolisées s’éteignent à 23 heures pour éviter que les mineurs n’en achètent, comme pour les cigarettes. Outre les boissons, il existe un choix infini de produits vendus dans les distributeurs : cigarettes, sucreries, glaces, journaux, lait, riz,  piles, cosmétiques, préservatifs, nouilles (dans lesquels l’eau chaude se déverse lorsqu’on appuie sur le bouton), et même des œufs frais ou des fleurs !

Pour tout connaître des formalités d’entrée, c’est ici.

L’auteur

Florence Costa a habité vingt-cinq années au Japon, dont quinze ans à Tokyo, a été guide accompagnatrice pour l’agence France Travel Center à Tokyo, et co-rédactrice du guide Evasion « Japon – Tokyo – Kyoto – Osaka » des éditions Hachette.

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