L’Amérique

Ce dimanche 30 janvier s’est déroulé sur l’hippodrome de Vincennes la 101ème édition du Prix d’Amérique. La plus grande course de trot attelé au monde remportée cette année par Davidson du Pont fait frissonner des millions de gens dans les tribunes et devant leur écran.

Le dernier dimanche de janvier n’est jamais un jour ordinaire. Course mythique qui réunit les meilleurs drivers et les meilleurs trotteurs de la planète, le Prix d’Amérique fait saliver tous les amoureux de ce sport. Un peu comme si Messi, M’Bappé, Ronaldo et Lewandowski s’affrontaient dans la même arène.

Si pour les puristes, c’est l’équivalent d’une finale de Coupe du monde, pour les autres, c’est une formidable opportunité de découvrir le monde des courses. Le Prix d’Amérique est promu comme un grand spectacle, lequel trouve son origine en 1920. Il fut en effet créé pour saluer l’engagement des Etats-Unis envers la France lors de la Première guerre mondiale.

Cette course est si renommée qu’elle mobilise à chaque édition quelque 40 000 spectateurs. Se déroulant sur 2 700 m, l’épreuve est diffusée en direct dans près de 40 pays. Si elle n’a pas pu fêter son centenaire l’an dernier pour cause de Covid, elle a retrouvé dimanche dernier une partie de son public d’habitués. Cela fait du bien et croyez-moi, c’est à voir.

Les courses de trot attelé ont aussi leurs vedettes à quatre pattes. Avec souvent des noms venus d’ailleurs et qui interpellent toujours. La mémoire collective se souvient de Bélino II, Idéal du Gazeau, Général du Pommeau, Cockail Jet, Ready Cash ou Bold Eagle. Plus encore d’Ourasi, « le roi fainéant », le seul cheval à avoir remporté quatre fois l’épreuve, et dont la tombe est parait-il régulièrement fleurie au haras de Gruchy dans le Calvados.

On ne peut s’empêcher aussi de féliciter le Sarthois Nicolas Bazire qui a 21 ans au sulky de Davidson du Pont devient le plus jeune driver à remporter le Prix d’Amérique. Sur la reine des courses, il affrontait d’ailleurs son père Jean-Michel, « le Zidane des courses » déjà quatre fois vainqueur du Prix d’Amérique. Dans la famille Bazire, les chiens ne font pas des chats, mais on sait être à cheval sur les principes.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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