Le sport russe mis au ban

En envahissant l’Ukraine, les forces armées russes ont suscité l’indignation du monde occidental. Qui n’a pas tardé à prendre des sanctions, y compris sur le plan sportif. Avec derrière le risque de voir la Russie exclue du sport mondial. Dommageable.

Cela faisait 18 ans que Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray occupaient le rang de N°1 mondial du tennis. Un règne sans partage qui prend fin cette semaine avec l’avènement du russe Daniil Medevedev. Une belle récompense pour le natif de Moscou mais ô combien ternie par l’offensive militaire de son pays en Ukraine.

Les conséquences de l’actuel conflit sur le monde du sport sont nombreuses. La finale de la Ligue des Champions qui devait se tenir le 28 mai à Saint-Pétersbourg est déplacée au Stade de France à Saint-Denis. Dans la perspective de la Coupe du Monde au Qatar, la Pologne, la République Tchèque et la Suède refusent de jouer un match de barrage contre la Russie en mars prochain. Le Grand Prix de Formule 1 de Russie prévu à Sotchi fin septembre est annulé. Le sponsor Gazprom est également devenu trop encombrant.

Chez nous, l’équipe de basket de l’ASVEL présidée par Tony Parker n’ira pas jouer en Russie. Les volleyeurs français non plus. D’ailleurs, la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a demandé qu’aucune équipe ni aucun sportif ne se rende en Russie. Bref ce pays n’est plus fréquentable aux yeux des sportifs et grandes organisations nationales et internationales.

La mise au ban de la Russie du sport mondial n’est pas une bonne chose. Je persiste à dire que le sport doit rester en dehors de toute considération (géo)politique. Il n’a pas à être pris en otage. Laissons les sportifs s’exprimer et les fans se passionner. Vecteur du rapprochement des peuples, je veux croire que le sport et son langage universel puisse apaiser l’intensité des tensions. Comme le tennisman russe Daniil Medvedev qui veut « promouvoir la paix dans le monde entier ».

Lors des récents JO d’hiver de Pékin, un Russe félicitait un Ukrainien en finale de ski acrobatique. Comme seul le sport peut nous en donner, ce sont de belles images que nous aimons voir. Ne nous en privons-pas. Les JO de Paris en 2024 sans la Russie ou même la Chine ne seraient pas des JO réussis.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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