Le Tour, toujours plus loin

La 109ème édition de la Grande Boucle s’est élancée de Copenhague le 1er juillet. C’est la 24ème fois qu’un départ est donné en dehors des frontières françaises. Soucieuse de l’attrait qu’elle provoque hors de l’Hexagone, l’épreuve multiplie les passages à l’étranger. Bonne ou mauvaise idée.

Chaque année sur les réseaux sociaux des passionnés de vélo se plaignent de ne pas voir la grand-messe de juillet défiler sous leurs fenêtres. Certains s’interrogent aussi sur ces passages à l’étranger, « c’est le Tour de France ou c’est pas le Tour de France ! ». La réalité, c’est que la Grande Boucle ne peut traverser chacun des départements français à chaque édition.

Le premier départ à l’étranger remonte à 1954. Le Tour qui verra cette année-là la victoire de Louison Bobet part d’Amsterdam. Un choix dicté par la volonté des organisateurs de saluer les belles performances des coureurs néerlandais, mais également conquérir une nouvelle audience. Déjà ! Cette initiative sera renouvelée les décennies suivantes avant de s’intensifier dans les années 2000. Luxembourg, Liège, Londres, Monaco, Rotterdam, Leeds, Utrecht, Dusseldorf, Bruxelles, en moyenne un Tour de France sur deux s’élance hors des frontières françaises.

Cette année avec un Grand Départ donné au Danemark, on n’a jamais été aussi loin au niveau distance. Mais ça va le coup quand on constate là encore l’extraordinaire engouement populaire que cela génère. Franchement cette ferveur c’est beau à voir. ASO l’organisateur ne s’est pas trompé. C’est aussi pour lui une manne financière non négligeable.

L’an prochain, c’est Bilbao au Pays Basque espagnol qui accueillera la Grande Boucle. Ce qui fait encore râler ceux qui trouvent que cette compétition n’a désormais de Tour de France que le nom. Diffusé dans 190 pays, la Grande Boucle n’a jamais été autant médiatisée dans le monde. Avec des coureurs en provenance d’une trentaine de nationalités, elle s’internationalise un peu plus chaque année. Ne l’oublions-pas, cela reste une formidable vitrine touristique pour notre pays.

L’épreuve s’exporte bien. Tellement bien que les demandes affluent. Le Qatar – forcément – , et même le Japon ont déjà fait acte de candidature pour un jour accueillir le départ du Tour. Bon…, pour les transferts depuis Tokyo ou Saitama, lieu d’un célèbre critérium organisé par ASO, cela prendra un peu temps. Le temps pour le peloton de digérer le décalage horaire, le Tour de France se courra peut-être sur quatre semaines au lieu de trois. Et pourquoi pas !

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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