Sapporo 2100

Neige artificielle, Covid, droits de l’homme, journalistes sous surveillance… On a beau chercher dans notre mémoire et solliciter Google, rares sont des Jeux qui ont suscité autant de polémiques que ceux organisés en ce moment à Pékin.

Sur les plateaux de télévision, dans les journaux et sur les réseaux sociaux, on ne cesse de débattre sur la pertinence du choix de Pékin comme ville hôte de ces JO d’Hiver. Enfin, on ne débat pas vraiment, les commentaires sont rarement élogieux à l’endroit de la Chine. On en oublierait presque les sportifs qui se préparent à cette échéance tout au long de leur vie d’athlète. On ne devrait se focaliser que sur leurs performances et on en est bien loin.

Alors, oui, on a le droit d’en vouloir au CIO d’avoir choisi Pékin alors qu’il existe des endroits dans le monde où l’on aurait pu organiser cet évènement en s’épargnant bien des polémiques qui font passer les exploits sportifs presque au second plan. Et, encore, on n’aurait sans doute pas échappé au débat sur la neige artificielle.

À Isola 2000, par exemple, il n’a pas neigé depuis début décembre, le directeur de la station reconnaît que sans la neige de culture, il n’aurait pas pu ouvrir cet hiver. La Chine n’est pas la seule à blâmer, il serait pas mal, aussi, de déneiger devant notre porte.

Les JO d’Hiver pourraient ne plus qu’appartenir aux livres d’histoire une fois ce siècle achevé. A ce rythme de réchauffement, alertent des scientifiques, il ne restera en 2100 que Sapporo, au Japon, pour organiser des JO.

Il ne restera ensuite plus qu’à attribuer ces JO au Qatar. Après tout, on peut très bien skier sur des dunes, c’est même une activité très en vogue.

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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