Un Vendée Globe et 82 sommets de plus de 4 000 mètres : le grand écart d’Aurélien Ducroz
Le skieur et navigateur Aurélien Ducroz a acquis, avec son associé Thomas Riboud-Seydoux, un Imoca en vue du Vendée Globe 2028. Baptisé Ocean Peak, son projet associe la préparation à la course au large en solitaire à l’ascension des 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres.

Après plusieurs mois de recherches et de négociations, Aurélien Ducroz devient copropriétaire, en compagnie de son ami Thomas Riboud-Seydoux, de l’Imoca Emira 1, construit en 2011 par le chantier néo-zélandais Southern Ocean Marine, sur un plan de l’architecte Owen Clarke.
Le bateau a notamment participé au Vendée Globe sous le nom Acciona 100% EcoPowered, avec le skipper espagnol Javier Sansó, puis à The Ocean Race Europe sous les couleurs d’Offshore Team Germany, sous le nom Einstein. Il a ensuite navigué pour Canada Ocean Racing, avec le skipper canadien Scott Shawyer.
Montée en puissance progressive

Cette acquisition marque le début d’une nouvelle phase de préparation pour le navigateur, qui vise une participation au Vendée Globe 2028, dont le départ est prévu le 12 novembre aux Sables-d’Olonne. Le programme prévoit la prise en main du bateau, des travaux techniques, la constitution d’une équipe et une montée en puissance progressive vers les premières navigations et compétitions.
« L’acquisition de cet Imoca rend aujourd’hui cette ambition bien réelle. C’est le lancement d’un projet majeur, d’un défi sportif et technologique immense, et du chapitre le plus ambitieux de ma carrière », explique Aurélien Ducroz.
Double champion du monde de ski freeride, quadruple vainqueur du Verbier Xtreme et champion du monde de Class40, il souhaite ainsi réunir ses deux terrains d’expression sportive : la montagne, où il s’est fait connaître, et la mer, où il évolue depuis plus de quinze ans.
Les 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres en parallèle
En parallèle de son programme de course au large, le navigateur s’est fixé un second objectif : gravir les 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres. Ces deux défis constituent les piliers sportifs d’Ocean Peak. Cette ambition doit se développer parallèlement à la préparation nautique, autour d’une même exigence d’engagement et d’adaptation aux conditions naturelles.
Le projet veut faire dialoguer deux environnements soumis aux éléments : la haute montagne et la haute mer. D’un côté, l’altitude, le relief et les conditions météorologiques ; de l’autre, la navigation au large et les contraintes de la course en solitaire.
Trois ans pour raconter l’aventure
Les deux défis doivent également nourrir un récit commun. Pendant trois ans, Ocean Peak prévoit de partager l’aventure à travers des images, des vidéos, des récits et des rencontres, en documentant les différentes étapes du parcours sportif.
Au-delà de la performance, le projet comprend également une dimension pédagogique, avec des contenus destinés aux écoles et des initiatives associant observation des milieux naturels et science participative.
« Je ne cherche pas simplement des partenaires pour mettre un logo sur un bateau. Je veux construire avec des entreprises qui ont envie de vivre l’aventure, de raconter quelque chose et de faire participer leurs collaborateurs et leurs publics », souligne le navigateur.
Recherche de partenaires
Pour accompagner cette aventure jusqu’en 2029, Aurélien Ducroz et Thomas Riboud-Seydoux recherchent activement des partenaires susceptibles de s’engager dans ce programme mêlant course au large, alpinisme et transmission.
