Malgré les polémiques, la Coupe du monde 2026 devrait doper le tourisme en Amérique du Nord
Alors que ce Mondial 2026 continue d’alimenter les débats autour de son coût, de son accessibilité et de ses défis logistiques, les perspectives touristiques restent extrêmement favorables. De nouvelles données publiées par Expedia Group et PredictHQ confirment une forte hausse attendue des flux de voyageurs dans les villes hôtes… mais aussi bien au-delà.

Selon les projections, les dépenses touristiques enregistrées entre juin et août 2026 dans les villes accueillant la compétition (du 11 juin au 19 juillet) pourraient dépasser 8,1 milliards de dollars, soit environ 750 millions de plus qu’à la même période en 2025. Une dynamique portée par l’ampleur inédite de ce Mondial organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Les premières analyses issues de la plateforme dédiée d’Expedia Group révèlent déjà une envolée des recherches de voyages vers plusieurs destinations clés. Kansas City se démarque avec une progression spectaculaire de +1 747%. Philadelphie (+184%) et Boston (+85%) enregistrent également une forte hausse, notamment en raison des matchs de l’équipe de France programmés dans ces villes.
Kansas City bénéficie par ailleurs d’un calendrier particulièrement stratégique, avec plusieurs affiches majeures et des rencontres à élimination directe, renforçant son attractivité auprès des supporters internationaux.
Atlanta, Houston ou Seattle, également gagnantes
L’effet Coupe du monde ne se limite toutefois pas aux seules villes hôtes. Les destinations situées à proximité profitent elles aussi d’un net regain d’intérêt. Atlanta affiche ainsi une hausse de +620% des intentions de voyage, devant Santa Clara (+417%), Houston (+247%), Monterrey (+99%) et Seattle (+94%).
Pour les professionnels du tourisme, ces tendances ouvrent des perspectives considérables. Brandon Ehrhardt, vice-président marketing d’Expedia Group pour les partenaires de voyage et les annonceurs, estime que l’événement crée une demande bien plus large que celle générée par les seuls sites de compétition.
Selon lui, l’analyse des recherches et des données événementielles permet désormais d’anticiper les comportements des voyageurs et d’identifier les marchés périphériques susceptibles de bénéficier des retombées du tournoi. Ces territoires pourraient ainsi capitaliser sur l’événement en développant des offres adaptées et en encourageant des séjours plus longs.
Malgré les controverses et les couacs qui entourent encore l’organisation du Mondial 2026, l’industrie du voyage mise donc sur un puissant effet d’entraînement pour stimuler les flux internationaux et renforcer durablement l’attractivité touristique de l’Amérique du Nord.
