Olivia Grégoire : « imaginer des offres qualitatives » en vue des prochaines grandes échéances sportives

Venue inaugurer à Paris le salon des professionnels du tourisme IFTM Top Resa, Olivia Grégoire, ministre déléguée au Tourisme, a fait part de son soutien aux acteurs de la profession tout en leur demandant d’être créatifs et force de proposition, notamment dans la perspective de la Coupe du Monde de rugby l’an prochain et des JO de Paris en 2024.

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La ministre du Tourisme Olivia Grégoire sous le regard attentif de Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage. ©David Savary

Promue cette année ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire n’aime pas les caricatures, de celles qui sont aisées en disant que « l’avion et la voiture sont pêché ». Consciente que « le surtourisme est un défi », elle est aussi convaincue que l’on peut « rester la première destination mondiale tout en devenant la première destination en matière de recettes économiques, en devançant l’Espagne ».

En dépit de son large portefeuille ministériel, Olivia Grégoire semble porter haut le tourisme dans son cœur. « Sa valeur est supérieure à ces 8% du Produit Intérieur Brut » a-t-elle déclaré avant de préciser que le tourisme est « un outil de soft power, un formidable levier diplomatique en termes d’image, de culture et d’échanges internationaux ». En conséquence les acteurs de la profession se doivent d’être « créatifs et imaginer des offres qualitatives », en vue notamment des prochains grands évènements sportifs en France que sont la Coupe du Monde de rugby l’an prochain et les Jeux Olympiques à Paris en 2024.

Avec ces deux grandes échéances sportives, les Français doivent démontrer leur capacité d’accueil. Tout en réussissant la transition environnementale. Paraphrasant Sacha Guitry, « je suis contre les femmes, tout contre », Olivia Grégoire répète « qu’il ne s’agit pas d’être contre la planète, mais tout contre ». En ayant à cœur de « la faire découvrir avec des yeux mais surtout avec une pratique nouvelle. À nous d’être exigeants et de l’imposer » a-t-elle conclu.

Une meilleure répartition des touristes sur le territoire

La précédant dans son intervention, Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, a de son côté insisté sur la nécessité « d’une meilleure répartition des touristes sur le territoire de manière à prévenir et éviter la sur-fréquentation entrainant l’hostilité des populations à l’égard de ces touristes ». Le dirigeant considère aussi « qu’il vaut mieux privilégier la valeur et l’apport économique par rapport au nombre de touristes ».

Entre menaces conjoncturelles (inflation, instabilité internationale…) qui impactent l’industrie du tourisme, et menaces structurelles dont la principale est le réchauffement climatique, Jean-Pierre Mas préconise « la sobriété énergétique et la sobriété en matière de protection de CO2 ». Indispensable quand on sait comme l’a rappelé dans son introduction Laurence Gaborieau, directrice d’IFTM Top Resa, que « le tourisme est une économie du bonheur qui repose sur la paix et le respect de la planète ».

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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