Le ski est-il un loisir pour nababs ?

Seulement 13% des Français pratiquent le ski, un chiffre qui tendrait à penser que cette pratique n’est réservée qu’aux plus aisés. Une image dont souffre les professionnels qui se démènent, dans ce contexte inflationniste, pour que des vacances à la montagne soient accessibles au plus grand nombre.

C’est bien connu, on peut faire dire tout et n’importe quoi aux chiffres selon le point de vue que l’on veut défendre. Ceux qui estiment que le ski n’est accessible qu’aux plus riches trouveront trouveront refuge dans cet argument : seuls 12% des Français partent aux ski. Ceux qui défendent l’inverse pourront utiliser cette statistique : 26% des Français qui partiront en vancances à Noël ont choisi la montagne. Un chiffre, même, qui paraît relativement élevé quand on sait que les stations de ski sont, pour la plupart, en raison de la crise énergétique, contraintes d’augmenter le prix des forfaits.

Et si le ski français souffrait d’autres maux que sa chèreté, en somme toute subjective. Même si la montagne développe bien d’autres activités que le ski alpin, les Français qui n’ont pas à appris à dévaler les pistes ne sont évidemment pas enclins à se diriger vers les sommets. Il paraît donc indispensable, comme le fait l’Ecole du ski français, de soutenir les classes de neige. Quand on y a pris goût, on arrive à trouver des solutions pour ne pas se ruiner : on choisit des sations « satellites » reliées aux plus grands domaines, on essaie de skier en dehors des vacances scolaires où l’on se dire vers des massifs moins coûteux.

Par ailleurs, compte tenu de la sensibilité des plus jeunes, les domaine vont devoir redoubler d’effort pour démontrer leurs efforts pour diminuer leurs émissions carbone d’autant plus qu’ils sont les premiers à souffir du réchauffement. Comme peut le faire l’opérateur Travelski, il faut en premier lieu promouvoir le train comme moyen de transport privilégié pour se rendre dans les station. En effet, selon des études, 57% de la pollution liée à des vacances serait la conséquences des voitures individuelles beaucoup trop utilisées. Aux professionnels de la montagne de trouver des solutions pour gérer le dernier kilomiètre. Arrivé à la gare, on est souvent encore loin des premiers télésièges.

Alors, non : ne voyons pas la montagne comme une pratique réservée aux seuls nababs qui pollueraient les montagnes avec des 4X4 rutiliants. D’autres voies existent déjà, empruntons-les.

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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