Vacances d’hiver : vers une diversification des pratiques en montagne
Selon une étude menée par MAIF avec l’institut Kantar, un Français sur trois déclare que les conditions d’enneigement ont un impact sur sa décision de partir ou non à la montagne en hiver. Un signal qui confirme les transformations à l’œuvre dans les usages touristiques et sportifs en altitude, dans un contexte de changement climatique durable.

L’étude montre que la montagne hivernale reste fortement associée aux sports de glisse. 62% des Français qui partent à la montagne en hiver pratiquent un sport de glisse, et pour près d’un sur deux, cette activité constitue la motivation principale du séjour. Toutefois, cette centralité du ski alpin s’accompagne d’une diversification croissante des pratiques.
Ainsi, trois quarts des skieurs alpins déclarent pratiquer également d’autres activités, comme la randonnée, les raquettes, ou des activités culturelles et de détente. Parmi les freins identifiés à la fréquentation de la montagne en hiver figurent le budget, la surpopulation et le manque de neige. Pour près d’un Français sur trois qui ne part pas à la montagne, l’absence de pratique d’un sport de glisse constitue également un obstacle.
Une appétence pour des offres alternatives
L’étude met en lumière un intérêt marqué pour des séjours moins dépendants des remontées mécaniques. Près de quatre vacanciers sur cinq se disent intéressés par des vacances axées sur des activités de nature indépendantes du ski alpin, à condition que ces offres soient mieux identifiées et valorisées.
Ces résultats suggèrent un décalage persistant entre les attentes d’une partie des clientèles et l’image encore dominante de la montagne hivernale, largement construite autour de la performance sportive et du « tout ski ». Un enjeu qui dépasse la seule évolution des pratiques pour interroger les récits touristiques associés à la montagne.

Adapter les imaginaires autant que les usages
Pour MAIF, ces transformations appellent une approche de long terme visant à accompagner l’évolution des pratiques sportives, mais aussi des représentations. La montagne hivernale peut ainsi être envisagée comme un espace de contemplation, de découverte et de diversité d’expériences, davantage en phase avec les réalités climatiques actuelles.
Dans ce cadre, l’assureur mutualiste a choisi de structurer une réflexion autour de la saison hiver de son programme « MAIF Sport Planète », en s’appuyant notamment sur des figures sportives engagées, à l’image de la skieuse paralympique Marie Bochet, associée à la démarche comme médiatrice.
Territoires de montagne : un enjeu collectif
L’adaptation des pratiques ne repose pas uniquement sur les comportements individuels. Elle implique également les territoires de montagne, confrontés à la nécessité de diversifier leurs modèles touristiques. MAIF s’inscrit dans cette logique en soutenant des démarches collectives, notamment à travers un partenariat avec l’association Mountain Riders et le label Flocon Vert, qui distingue les destinations engagées dans une stratégie globale de développement durable.
Ces initiatives visent à accompagner la transition des stations et des territoires alpins et pyrénéens autour de plusieurs axes : diversification des activités, préservation des écosystèmes, implication des acteurs locaux et adaptation aux contraintes climatiques.
Vers un nouveau modèle de tourisme hivernal
Sans remettre en cause la place du ski alpin, ces évolutions dessinent les contours d’un modèle de montagne hivernale plus pluriel, combinant sports, nature, bien-être et découverte des territoires. Un modèle qui pourrait permettre de maintenir l’attractivité touristique de la montagne tout en répondant aux enjeux environnementaux et sociaux qui s’imposent désormais au secteur.
