Fair Play For Planet, un label vert pour les clubs et évènements sportifs lancé par le rugbyman international Julien Pierre

Fort de son expérience d’une carrière sportive de très haut niveau, 27 sélections en équipe de France de rugby, Julien Pierre lance Fair Play For Planet, un label vert qui certifie les clubs et évènements sportifs.

Fair Play for Planet
Julien Pierre, lors d’une visio-conférence, jeudi 12 novembre 2020, pour présenter Fair Play For Planet.

Julien Pierre, 27 sélections en équipe de France de rugby, Grand Chelem 2010, vice-champion du monde en 2011, champion de France en 2010 avec Clermont, met aujourd’hui toute son expérience de sportif de haut niveau au service de la cause environnementale en proposant aux clubs et évènement sportifs de s’engager avec Fair Play For Planet, qu’il dirige, pour obtenir un label vert.

Pour le président de l’organisme certificateur, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en ligne, le réchauffement climatique touche déjà l’organisation d’évènements sportifs. Il cite l’Open d’Australie de tennis et les images de joueuses et joueurs déshydratés par les fortes chaleurs. Présente lors de la visio-conférence, Cécile Hernandez, snowboardeuse handisport triple médaillée olympique et membre du comité d’éthique de Fair Play For Planet, se souvient d’avoir cherché de l’ombre à  PyeongChang (Corée du Sud, JO 2018) « en haut de la course ». Elle précise que « les saisons sont de plus en plus courtes et incertaines en raison du manque de neige ». Pas plus tard que la semaine dernière, elle ne s’est pas rendue en Finlande car l’épreuve a été annulée pour cette raison.

Les sportifs sont donc bien placés pour se rendre compte des effets de ce dérèglement climatique et, comme le dit Julien Pierre, les « clubs et les évènements doivent devenir moteur de cette lutte » et ainsi penser plus loin que « l’organisation du prochain match ».

Il précise que les supporteurs sont très sensibles à ce type de démarche et attendent donc des structures, privées ou publiques, qu’elles prennent cette problématique très au sérieux.

« Elles peuvent travailler sur de nombreux axes », explique l’ancien joueur de la Section paloise. « Inciter les supporters à se déplacer en vélo ou en co-voiturage, favoriser les circuits courts pour les offres de restauration ou encore mieux gérer des ressources comme l’eau pour l’arrosage des pelouses ».

La Section Paloise, le club où Julien Pierre a fini sa carrière, est le premier club à avoir engagé cette certification avec Fair Play For Planet. Julien Pierre insiste : « Tous les clubs, amateurs ou professionnels, évènements sportifs ou fédérations peuvent se lancer« . L’objectif, plus que de calculer l’impact, « donner envie de s’impliquer dans la démarche« . Il argumente, façon cadrage-débordement : « C’est mieux que de prendre l’avion pour aller voir où l’on a planté des arbres pour compenser « .

A noter, aussi, que le réalisateur Luc Jacquet (La Marche de l’empereur) apporte son soutien et sa caution morale à cette initiative. « Je sais que Julien Pierre est sensible à cette problématique depuis longtemps, ce n’est pas un effet d’aubaine ».

Chiffres clés

2 millions de tonnes. C’est la quantité de gaz à effet de serre produite lors d’une coupe du monde de footbal].

10 millions. C’est le nombre de balles de tennis jetées chaque année en France. Un désastre écologique quand on sait qu’une balle met plusieurs milliers d’années à se dégrader dans la nature.

2,5 tonnes. C’est le volume de déchets généré par une manifestation sportive de 5 000 personnes qui consomme également 500 kg de papier et 1000 kWh d’électricité.

Fair Play for Planet, comment ça marche ?

Les clubs ou évènements sportifs souhaitant obtenir ce label, sont audités en application du cahier des charges de Fair Play For Planet. Des experts certifiés COFRACQ réalisent cet audit en se fondant sur un questionnaire exhaustif de plus de 200 questions. L’identification des caractéristiques environnementales de ce cahier des charges a été réalisée en coopération avec l’Ademe, l’Agence de la transition écologique.

Une évaluation en fonction de cet audit et de la politique environnementale du club ou évènement sportif est réalisée, ce qui permet une attribution à un certain niveau de labellisation : FPFP Player, FPFP Engaged ou FPFP Confirmed.

Enfin des axes d’amélioration sont proposés par Fair Play For Planet afin d’accéder à la labélisation supérieure ; tous les deux ans un audit de progrès sera à réaliser afin de conserver le label FPFP.

Ils ont dit

« J’ai passé toute mon enfance dans un environnement hors du commun : un parc animalier créé par mon grand-père et géré par mes parents, Là, j’ai été sensibilisé très tôt au respect de la nature, de la biodiversité, de la défense et de la protection des espèces menacées » .

Julien Pierre, fondateur de Fair Play For Planet

« En rejoignant Fair Play For Planet, j’ai envie de me rendre utile pour la planète.  Nous sommes des sportifs avec des centres d’intérêts, des engagements. Pour certains, ça peut être l’art, pour moi c’est la protection de l’environnement. Nous, les sportifs, avons aussi ce rôle-là, d’éveiller les consciences. »

Lenaïg Corson,  joueuse internationale française de rugby à sept et de rugby à XV

« Rejoindre l’aventure « Fair Play For Planet » a été une évidence, les actions menées par les clubs sont nombreuses et la création de ce label devenait indispensable pour que nous hissions nos exigences à un cahier des charges précis et ambitieux. Julien est un passionné très investi dont la vision de l’éco-responsabilité dans le sport est innovante. Au-delà la confiance et l’amitié que j’ai envers lui, la pertinence et la crédibilité de sa démarche ne m’ont pas fait hésiter »

Bernard Pontneau, président de la Section paloise.

« Rejoindre l’aventure « Fair Play For Planet » a été une évidence, les actions menées par les clubs sont nombreuses et la création de ce label devenait indispensable pour que nous hissions nos exigences à un cahier des charges précis et ambitieux. Julien est un passionné très investi dont la vision de l’éco-responsabilité dans le sport est innovante. Au-delà la confiance et l’amitié que j’ai envers lui, la pertinence et la crédibilité de sa démarche ne m’ont pas fait hésiter ».


Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

Laurent Guena
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