J’ai testé pour vous le VTT électrique Moscow Plus (Léon Cycle/NCM)

J'ai testé pour vous le VTT électrique Moscow Plus (Léon Cycle/NCM) 1
Shooting dans le bois de Saint-Cucufa ©Tiphaine Clotault.

Léon Cycle, fondé en Allemagne, commercialise en France, depuis le mois d’août, via sa marque NCM, des vélos électriques. Certains, comme le VTT Moscow, se prête à la découverte de nos territoires. Il tient toutes ses promesses, parole de néophyte.

Il a de l’allure ce VTT électrique Moscow Plus (NCM Léon Cycles) avec son joli bleu métallique. J’ai bien vu l’air envieux d’un de mes voisins quand, dimanche dernier, j’ai quitté ma résidence pour partir pédaler dans les forêts de l’Ouest parisien (Parc de Saint-Cloud, forêt de Fausses-Reposes et bois de Saint-Cucufa). Certes, ce ne sont pas les Hautes-Alpes mais les sentes sont suffisamment raides et boueuses pour apprécier l’efficacité de l’assistance électrique.

Le test est concluant : le néophyte que je suis, bien mal à l’aise dès qu’il s’agit de parler technique, comprend très vite l’intérêt d’avoir six niveaux d’assistance et comment jouer avec pour me sortir des ornières. Le Moscow Plus répond à toutes mes attentes et pourrait me permettre de me lancer dans des sorties bien plus longues que je ne le fais avec mon VTT mécanique. Le froid, ce dimanche, je le reconnais, m’a un peu découragé, alors que j’aurais bien fait un tour au Château de Versailles. Le VTTAE n’y est pour rien.

En effet, grand avantage des vélos électriques NCM, l’autonomie de la batterie. Pour avoir testé d’autres modèles, j’ai été surpris de revenir de ma sortie (40 km dans un terrain lourd, 350 mètres de dénivelé) avec une batterie encore loin d’être vide et je ne suis pas un poids plume (87 kilos).

Revers de la médaille, le vélo est un peu lourd (26 kilos), ce que le constructeur travaille à améliorer. Surtout, les prix sont très abordables, idéal pour un premier achat. Le Moscow, petit frère du Moscow Plus, est commercialisé à un peu plus de 1000 euros. C’est 1600 euros pour l’aîné.

Léon Cycles peut proposer des tarifs aussi compétitifs grâce à sa maîtrise de toute la chaine logistique qui lui permet de se passer des intermédiaires. Dans un marché très tendu, le groupe a su aussi anticiper, en Asie, les achats de composants et peut ainsi honorer auprès de ses distributeur (Fnac, Go Sport) toutes les commandes en trois jours. Le vélo est assemblé en France.

Les puristes apprécieront ses caractéristiques techniques : les composants viennent des plus grandes marques (Shimano, pneus Schwalbe, Selle royale, freins hydrauliques tektro…).

Un vélo pour les balades touristiques

Les vacanciers qui voudraient se lancer sur les nombreuses vélo-routes qui fleurissent en France peuvent jeter leur dévolu sur le NCM Venise (1 179 euros) conçu pour les « balades touristiques ». Il a du style, il dispose d’un grand écran LCD avec de nombreuses fonctions et d’un élément de commande séparé, des freins à disque Tektro et un dérailleur Shimano Altus à 7 vitesses.

Léon cycles
La batterie permet de parcourir jusqu’à 120 km en mode éco.

Le moteur arrière 250 W est durable, de sorte qu’un entraînement continu à 25 km / h sur une longue période ne pose pas de problème. La batterie 624Wh 13aH est intégrée au milieu du cadre du vélo (retrait possible) pour répartir le poids de manière optimale et permet de parcourir jusqu’à 120 km en mode éco.

Un « pliable » pour les camping-caristes

Quant aux camping-caristes, ils peuvent s’intéresser, pour un peu plus de 1000 euros, au NCM Paris, « un vélo électrique pliant » conçu pour les plus petits espaces. La  batterie 540Wh 15Ah offre au conducteur une autonomie pouvant atteindre 90 km.

Léon Cycles
Un vélo pliable qui peut faire le bonheur des camping-caristes.

Tous ces vélos doivent permettre à l’entreprise de pénétrer le marché français qui ne cesse de progresser, 419 000 ventes de vélos électriques en 2019 et 510 000 en 2020, soit une progression de 25%. « Nous allons ouvrir des showrooms dans les villes », souligne Albin Warin, directeur France. Sous le nom de Léon Cycle, ils seront le lieu de rencontre pour les revendeurs, partenaires et tous les passionnés souhaitant essayer les marques du groupe.

Ces espaces sont pensés pour fédérer la communauté cycliste locale comme c’est déjà le cas à Barcelone, Hanovre, Seattle ou encore Melbourne avec un espace café, atelier et un espace workshop pour accueillir des conférences tout au long de la saison. « Avoir un contact direct avec le consommateur est clé afin de maintenir une très haute qualité de service ».

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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