Nicolas Brumelot, 46 marathons pour la bonne cause et un record du monde

Co-fondateur de l’agence de voyages MisterFly, Nicolas Brumelot court depuis dix ans à travers le monde pour lever des fonds en faveur d’une association aidant les enfants atteints de cancer. Globe-trotter des marathons, il est également performant. Le presque sexagénaire vient en effet d’entrer au « Guinness World Records » en battant à New York en compagnie de sa fille le record du monde du plus rapide semi-marathon couru par un parent et son enfant.

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En courant, Nicolas Brumelot mène des actions de sensibilisation et de collecte de fonds pour combattre le cancer de l’enfant. ©DR

Nicolas Brumelot a la course à pied chevillée au corps. Trois fois par semaine, il vient au bureau en courant, soit dix kilomètres plus dix autres pour regagner son domicile. En moyenne, huit sorties hebdomadaires représentant entre neuf et dix heures de pratique. « Tout est question d’adaptation » affirme-t-il, lui qui a pris le soin de faire installer une douche au bureau à Paris.

Courir pour les enfants qui souffrent

Le virus de la course à pied est venu tard. L’année de ses 50 ans. Le déclic, sa rencontre avec Patricia Blanc, présidente d’Imagine for Margo mobilisée pour la cause du cancer des enfants. « Elle m’a touché » raconte Nicolas Brumelot qui décide alors de s’impliquer au sein de l’association. Et de courir pour sensibiliser à cette noble cause. « À chaque fois que je le fais, je pense aux enfants qui souffrent » explique-t-il.

Son premier marathon c’était à Dubaï en 2013. Son temps, 3 heures et 42 minutes. « Pour une première expérience, je me suis dit que j’avais des capacités » remarque celui qui a aussi dirigé Go Voyages. Son idée de lever des fonds pour aider la recherche médicale sur les maladies des enfants ne le quitte plus. Il y trouve une force pour s’entrainer dur toute l’année. « Je ne m’arrête pas plus de quatre ou cinq jours. À part une tendinite, je ne me suis jamais blessé ». À l’écoute de son corps, l’homme est bien suivi, un généraliste du sport, un cardiologue du sport, un kinésithérapeute du sport. « J’ai la chance d’avoir une bonne physiologie, mais j’ai aussi les compétences médiales pour m’assurer que je ne fais pas n’importe quoi » confesse Nicolas Brumelot qui ne court jamais dans une optique de « performance totale ».

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La satisfaction d’avoir été au bout de l’effort comme ici à Deauville. ©DR

À presque 60 ans, un record personnel porté 3 heures et 21 minutes

Lors de l’année 2016, il court 12 marathons dans 12 villes différentes. Une prouesse ! Régulièrement il améliore ses temps. « Il y a huit ans j’avais une VMA (Vitesse Maximale Aérobie) de 15 km/h, aujourd’hui je suis à 19 km/h. L’endurance ça se travaille » proclame le patron de MisterFly « Top 10 ou Top 15 » dans sa catégorie d’âge. Cette année à Hambourg, il réalise 3 heures et 21 minutes, son record.

Nicolas Brumelot totalise 46 marathons à son actif. Sans compter 13 courses d’ultra distance (de 50 à 150 km). Avec à chaque fois « la satisfaction de l’effort accompli ». Particulièrement fier d’avoir battu le record du monde du plus rapide semi-marathon parent/enfant (voir ci-dessous) avec sa fille Marie-Ange, son agenda est bien chargé avec à la rentrée quatre courses inscrites à son programme, le marathon d’Anvers le 11 septembre, le semi-marathon de Saint-Omer le 18 septembre, et les marathons de Londres le 2 octobre et Valence le 4 décembre.

Le marathon de Paris, « un véritable concentré de beautés architecturales »

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Courir à Paris est toujours un émerveillement. ©DR

Lorsqu’on lui demande quels sont ses plus belles courses, Nicolas Brumelot cite spontanément New York et Chicago. Pour l’ambiance. « Il y a du monde tout le temps, les gens t’encouragent, tu te sens porté » déclare-t-il. L’arrivée dans un stade comme le stade olympique d’Amsterdam recèle également sa dose d’émotions. Pour le côté symbolique, il évoque cette course d’ultra distance de 89 km « The Comrades » en Afrique du Sud qui rend hommage aux soldats qui ont perdu la vie durant la Première Guerre mondiale. S’efforçant de « s’émerveiller et profiter » lorsqu’il court, le chef d’entreprise reconnait que sur le plan visuel Paris est « sans doute le plus beau marathon au monde, un véritable concentré de beautés architecturales ».

Engagé auprès de l’association Imagine for Margo, Nicolas Brumelot continue de courir pour les enfants. De collecter des fonds et mener des actions de sensibilisation. « Cela me fait du bien de faire du bien » se plait-il à déclarer. Avec aussi en toile de fond l’envie de montrer que « la course à pied est saine pour le corps et l’esprit. Comme un exécutoire, elle permet d’évacuer le stress ». Une leçon de vie en quelque sorte.

Avec sa fille Marie-Ange, dans le Guinness World Records

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Nicolas en compagnie de sa fille Marie-Ange. ©DR

Discipline individuelle, le running peut bien sûr se pratiquer en équipe. Nicolas Brumelot partage la passion de la course à pied avec sa fille Marie-Ange. Ensemble, le 21 mai dernier lors du Brooklyn Half Marathon à New York, ils se sont lancés à l’assaut du record du monde parents-enfants sur une même course officielle. Motivés comme jamais, ils ont réalisé un temps (cumulé) de 2h45min (1h13 + 1h31) et amélioré le précédent record (réalisé à Cambridge en mars 2020) de 13 minutes. Cet exploit a été homologué par le Guinness World Records. « Malgré ma hantise de la chaleur, nous étions confiants mais je dois dire que c’est ma fille qui a fait le record » déclare Nicolas Brumelot pas peu fier de figurer désormais au Guinness Book des Records.

S’entrainant à New York, Marie-Ange Brumelot est en effet une des meilleures spécialistes de la discipline. Déjà sélectionnée en équipe de France, elle espère pouvoir décrocher une des cinq places afin de participer au marathon olympique en août 2024 à Paris. Pour son papa, ce serait évidemment un accomplissement, « le graal même ». En attendant père et fille se projettent déjà sur un autre « moment familial de partage », tenter cette fois de battre le record du monde du marathon parent enfant. « Nous allons essayer de faire ça l’an prochain » indique Nicolas Brumelot précisant que l’actuel record « date de 2014 avec une mère japonaise qui a couru le marathon en 3h09 et son fils en 2h31 », soit un temps cumulé de 5h40. Un beau challenge en perspective.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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