À la découverte des lavoirs du Finistère Nord, à Lampaul-Plouarzel, entre terre et mer

Si, d’aventure, votre chemin vous dirige sur les côtes de la mer d’Iroise, faites-donc un tour à Lampaul-Plouarzel, joli petit village nord-finistérien avec vue sur Ouessant et Molène. Vous pourrez y entreprendre une randonnée de 11 kilomètres pour découvrir les onze lavoirs de la commune, récemment rénovés par des bénévoles.

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Côté mer, face à Ouessant, un des lavoirs rénové par l’association.

Grâce aux associations « les lavoirs lampaulais » et « Lambaol », il est aisé de faire une jolie balade fléchée de 11 km, entre terre et mer, pour découvrir onze lavoirs de la communes, rénovés par des bénévoles passionnés par l’histoire de leur commune.

Un reportage sur les lavoirs lampaulais diffusé sur la chaîne Tébéo.

Le départ se fait derrière la mairie et le tracé, entre terre et mer, peut même faire découvrir aux locaux des endroits dans des sous bois peu ou pas fréquentés. Le clou du spectacle reste toutefois les lavoirs situés sur le GR 34, qui offrent une vue sur Ouessant, Molène et les belles plages de sable qui bordent Lampaul-Plouarzel, dont celle du Gouérou, bien connu des surfeurs de la région.

L’occasion, aussi, grâce à des panneaux explicatifs placés le long du GR de se plonger dans l’histoire de la commune en découvrant les fours à goémon, dont le ramassage, qui se perpétue, a longtemps fait la richesse du Pays d’Iroise. On découvre, aussi, l’histoire de Fine Petton, qui, à la godille, dans sa barque assurait le passage entre Lampaul-Plouarzel et Lanildut. Sinon, il faut faire à pied le tour de l’Aber Ildut, c’est une magnifique randonnée mais c’est trois heures de marche et non cinq minutes de traversée dans une embarcation aujourd’hui motorisée qui n’est en service que l’été.

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Côté terre, Lampaul-Plouarzel est riche d’une belle campagne.

A chaque lavoir, une photo d’époque, agrémentée d’explications, nous plonge dans le passé quand les femmes les utilisaient – et il n’y a pas encore si longtemps – pour laver le linge. Les moins courageux ou les plus pressés peuvent aussi raccourcir le parcours en choisissant celui de 7.5 km, seuls deux lavoirs leur échapperont. Néanmoins, précisons que la marche ne présente aucune difficulté et qu’il n’est surtout pas nécessaire de suivre le tracé à vivre allure.

Les divers offices de tourisme des communes du pays d’Iroise et la marie de Lampaul-Plouarzel vous fourniront une plaquette où les deux balades sont indiquées, on y trouve aussi une présentation historique de chaque lavoir. On y apprend « qu’à la fin du 18e siècle un besoin d’hygiène se fait sentir face aux pollutions et épidémies« , d’où la construction de ces lavoirs « en partie subventionnée ». Il sera temps, ensuite, d’aller se restaurer ou boire un verre dans l’un des bars ou restaurants de la commune, il y en a pour tous les goûts et les budgets.

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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