Paris a fait danser la tour Eiffel pour la Fête nationale

Le feu d’artifice a mobilisé 1 600 drones afin d’offrir un spectacle encore plus spectaculaire aux spectateurs parisiens.

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Un ballet de drones et de lumières autour de la tour Eiffel pour le traditionnel feu d’artifice parisien. ©Stépane Jaladis

Les Parisiens et les touristes qui souhaitaient être aux premières loges du feu d’artifice célébrant la Fête nationale sont arrivés très tôt lundi soir aux abords de la tour Eiffel. Quelque 50 000 personnes se sont ainsi pressées sur les berges de Seine, sur les ponts, au Champ-de-Mars, aux abords du Trocadéro, mais aussi à Montmartre, dans les terrasses de cafés et dans les rues offrant un bon angle de vue sur la Dame de fer.

Organisé exceptionnellement le 13 juillet au soir afin de respecter la commémoration des dix ans de l’attentat de Nice, le spectacle pyrotechnique a débuté peu après 23 heures, prenant la suite du traditionnel Concert de Paris, achevé par une Marseillaise particulièrement applaudie. Imaginé par le Groupe F, le show mêlait fusées pyrotechniques lancées depuis 130 postes de tir, 50 projecteurs illuminant le ciel parisien et des compositions animées grâce à l’envol de 1 600 drones. Six cents de plus que l’an dernier, ces appareils ont permis au Groupe F de proposer un spectacle encore plus riche, avec des compositions lumineuses évoluant de part et d’autre de la tour Eiffel.

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La tour Eiffel et la statue de la Liberté dialoguent dans un spectacle aérien inédit. ©Stépane Jaladis

Les spectateurs ont notamment pu voir Lady Liberty, puis la tour Eiffel danser, la carte de Paris s’animer, le pont Alexandre-III, le Colisée de Rome ou encore un porte-avions apparaître dans les airs. Hormis l’ouverture et le final, les douze tableaux du spectacle se sont enchaînés sur un rythme soutenu, rendant hommage à la Seine, aux 70 ans du jumelage entre Paris et Rome, aux 400 ans de la Marine nationale ou encore aux liens entre Paris et New York, à l’heure du 250ème anniversaire des États-Unis.

Des musiques connues accompagnaient chaque tableau, avec notamment Titanium de David Guetta pour le bouquet final. Le tout dans un timing parfait, puisqu’un orage a éclaté quelques minutes après, apportant une pluie bienvenue après plusieurs semaines de temps sec dans la capitale.

Stéphane Jaladis

Journaliste

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