Thomas Voeckler : « Mon coup de cœur, c’est le Gabon »

Ancien porteur du maillot jaune sur le Tour de France, actuel consultant sur France Télévisions mais aussi sélectionneur de l’équipe de France, Thomas Voeckler est l’un de nos grands champions français. Ambassadeur de la station de Méribel, il nous confie ici quelques anecdotes de voyage.

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Outre ses nombreuses activités, Thomas Voeckler est actuellement l’ambassadeur de la station de Méribel en Savoie. ©DR


Vous voyagez beaucoup. Quels sont les endroits qui vous ont marqué ?

Durant ma carrière sportive, j’ai eu le privilège d’énormément voyager. Je ne pourrais pas dresser la liste de tous les pays dans lesquels j’ai séjourné mais j’ai voyagé sur les cinq continents. C’est une chance que je mesure.

En revanche, il ne faut pas s’y tromper. Quand je partais ce n’était pas pour faire du tourisme. C’était hôtel course, hôtel course. Quelquefois au détour d’un transfert, nous avions la possibilité d’admirer les paysages, d’apercevoir un peu de patrimoine. Donc oui j’ai énormément voyagé mais je n’ai pas beaucoup visité.

Toutefois j’ai eu un coup de cœur pour le Gabon. Ce n’est pas le pays touristique par excellence mais j’ai découvert une terre pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. D’autant plus que ma mère a grandi là-bas. Il faut aussi savoir que le cyclisme africain est en plein essor. Je suis allé au Gabon en tant que coureur. J’y retourne régulièrement car je suis ambassadeur pour l’organisation d’une course (Ndlr : la Tropicale Amissa Bongo, une compétition cycliste internationale par étapes).


Pouvez-vous nous partager quelques anecdotes de voyage ?

Oui j’ai une anecdote. Je suis allé en Australie mais j’y suis resté moins de 24 heures. C’était 2014 à l’occasion du Tour Down Under, une course à étapes qui se déroule en début d’année. J’étais très motivé. Moi et mon équipe sommes arrivés à l’hôtel vers 10h00 du matin. Nous prenons le vélo pour une première sortie d’entrainement à 11h30. Vers 12h30 je fonce dans un 4X4 qui pile devant moi. Résultat : une clavicule cassée. Le bras en écharpe, je suis rapatrié dès le lendemain pour un vol entre Adélaïde vers Paris. Ça fait court le séjour en Australie.

Comment choisissez-vous vos vacances. Êtes-vous plutôt voyage organisé ou improvisé ?

Plus que la destination, plus que les paysages, ce sont les gens qui m’attirent. La population locale, la chaleur humaine, cela compte énormément pour moi.

Je préfère un voyage organisé mais qui ne soit pas millimétré. Je suis pas trop sac à dos. Il faut qu’il y ait de l’organisation. C’est sans doute mon côté père de famille avec trois enfants qui veut ça. Mon épouse est en charge du côté organisationnel et elle le fait très bien.

Quel est votre prochain voyage ou votre prochaine destination de vacances ? (faisons abstraction de la situation sanitaire)

Je suis depuis cette année l’ambassadeur de Méribel, une station en Savoie qui me plait beaucoup (voir ici notre article). En matière de vacances, j’ai une envie assez classique. J’ai grandi en Martinique, à la Trinité (à l’Est de l’île, sur la côte atlantique). Ma mère habite toujours là-bas. Cela fait trois ans que nous n’y sommes pas retournés. L’été s’annonce très très chargé jusqu’en septembre (Ndlr, avec notamment le Tour de France puis dans la foulée les Jeux Olympiques). En fin d’année, si les conditions le permettent, nous irons profiter de la beauté et beau temps de la Martinique.

Si vous deviez poser vos valises, le paradis ce serait où ?

J’adore Méribel. Je me sens très bien en Vendée où je vis. Mais c’est vrai que la Martinique, là où j’ai grandi et passé toute mon enfance conserve une place très importante dans mon cœur. Une fois à la retraite, la vraie, lorsque les enfants seront grands, nous irons poser nos valises au soleil. Donc oui peut-être en Martinique.

Quelques éléments de biographie

Né en juin 1979 à Schiltigheim (Bas-Rhin), Thomas Voeckler vit entre l’âge de 7 ans et 17 ans en Martinique. C’est là-bas qu’il découvre le cyclisme en s’inscrivant à l’Étoile cycliste du Lamentin, puis en étant licencié à 12 ans au Club cycliste de Trinité. Professionnel en 2001, il va passer plus de 15 ans au sein des pelotons. Surnommé Ti’blanc, il remporte 52 victoires chez les pros. Il est notamment deux fois champion de France, en 2004 et 2010. Il remporte aussi quatre étapes sur le Tour de France. Durant la Grande Boucle 2004, il porte le maillot jaune durant dix jours. Il réédite cet exploit en 2011 terminant à la 4ème place du Tour. A partir de 2017, ce chouchou des Français devient consultant pour plusieurs médias, et notamment France Télévisions. Depuis 2019, il est aussi le manager de l’équipe de France masculine de cyclisme sur route. Avec le succès en septembre dernier de Julian Alaphilippe à Imola (Italie).

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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