Le Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines va rentrer dans « la légende du sport mondial en 2024 »

Le Jeudi 28 avril, le Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines était l’écrin privilégié pour la première date de la Tournée des sites organisée par Paris 2024. En immersion totale, des journalistes et membres du Club Paris 2024 ont eu l’opportunité de découvrir, sous la forme de baptêmes de cyclisme sur piste, le site olympique et paralympique.

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Facilement accessible depuis Paris, le vélodrome est situé, cela ne s’invente pas, rue Laurent Fignon à Montigny-le-Bretonneux. ©David Savary

« C’est un site exceptionnel, l’un des fleurons du sport français. Et c’est vraie fierté pour moi que de débuter la Tournée des sites Paris 2024 ici au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines ». Le propos est signé Tony Estanguet, président de Paris 2024 qui n’hésitera pas non plus à montrer l’exemple en effectuant quelques tours sur l’anneau de 250 mètres.

« Un temple de la performance »

Une infrastructure qui fait aussi la fierté des yvelinois et des yvelinoises. « Cela renforce leur sentiment d’appartenance » indique même Jean-Michel Fourgous, président de Saint-Quentin-en-Yvelines qui n’oublie pas de préciser que « cette structure imaginée en 2014 est un véritable temple de la performance qui va rentrer dans la légende du sport mondial en 2024 ». Président de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) dont le siège est installé dans le vélodrome national Michel Callot espère que ce site fasse « résonner le territoire avec des médailles françaises ». Le dirigeant rappelle également que le cyclisme est le « troisième sport qui rapporte le plus de médailles au pays ». « Une répétition générale » aura lieu du 12 au 16 octobre à l’occasion des Championnats du monde sur piste. Actuel directeur du Programme Olympique à la FFC, Florian Rousseau (13 titres mondiaux et olympiques) est également présent pour rappeler que la discipline est « un des sports roi des Jeux ».

Valorisation du territoire yvelinois

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De gauche à droite, Tony Estanguet (Paris 2024), Jean-Michel Fourgous (SQY), Florian Rousseau (FFC) et Michel Callot (FFC). ©David Savary

La venue de la presse au vélodrome de Saint-Quentin permet aussi de mettre en valeur l’ensemble du territoire. « Et il est incroyable » s’enthousiasme en aparté Catherine de Romémont, directrice générale adjointe proximité Saint-Quentin-en-Yvelines. D’autant plus incroyable que l’agglomération va accueillir « au minimum cinq épreuves olympiques ». L’intégralité des épreuves de vélo. Sur piste bien sûr, une partie du parcours sur route, et puis aussi le BMX ainsi que le VTT sur la colline d’Elancourt, le point culminant de la région parisienne avec une superbe vue sur la Tour Eiffel » souligne  Catherine de Romémont. Enfin il y a le golf qui revient au programme des Jeux 2024. Les épreuves se dérouleront sur l’un des sites golfiques les plus prestigieux d’Europe, le Golf National qui a notamment reçu la Ryder Cup, « 300 000 spectateurs et 1 milliard de téléspectateurs » comme se plait à la rappeler Jean-Michel Fourgous.

Baptêmes sur piste

Lors de cette matinée au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines, 24 participants, membres du Club Paris 2024, ont été tirés au sort. Non seulement ils ont pu découvrir le site, mais ils ont également eu le privilège d’effectuer un baptême de cyclisme sur piste (voir le témoignage de Fabrice ci-dessous). Rappelons que le Club Paris 2024 veut permettre au plus grand nombre de participer aux temps fort des Jeux. Il offre notamment la possibilité de remporter des récompenses en réalisant des challenges sportifs. « Près de 400 000 personnes en font déjà partie » se félicite Tony Estanguet qui veut « développer davanatge la place du sport dans le quotidien des Français ». À un peu plus de 800 jours des Jeux Olympiques de Paris, le challenge est bien lancé.

Fabrice : « Il faut débrancher le cerveau »

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©DS

Membre du Club Paris 2024, Fabrice, vivant à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) a été tiré au sort pour un baptême de piste sur l’anneau de Saint-Quentin. « C’est impressionnant, peut-être moins lorsqu’on est dedans que vu de l’extérieur, mais oui c’est une belle expérience » déclare-t-il aussitôt descendu de sa monture. Habitué au vélo de route, c’est la première fois qu’il s’essayait au vélo de piste, sans roue libre, sans dérailleur et sans freins. « J’étais un peu crispé mais j’ai eu de bonnes sensations ». En fait explique-t-il, « la vitesse est notre alliée. Il faut débrancher le cerveau et se laisser aller ». Sur les 4 – 5 tours réalisés, il retient aussi « le rythme soutenu avec une vitesse supérieure à 30 km/h ». Alors que « depuis tout gamin », il a « toujours regardé les courses sur piste », Fabrice après cette première expérience concluante n’a qu’une envie, revenir et « progresser avec un coach ».

« Accélère David, accélère… »

Invité par Paris 2024, j’ai eu moi aussi l’occasion de tester la piste olympique du vélodrome de Saint-Quentin. Mais avant même d’enfourcher le vélo, on ne peut s’empêcher d’embrasser du regard cette belle infrastructure qui peut accueillir 6 043 personnes (5 000 dans les gradins). Eh oui, c’est très précis. Réalisée en bois de pin de Sibérie, la piste fait 250 mètres de long sur 8 mètres de large avec des virages relevés à presque 44°. Quand on s’approche au bord, on se dit qu’on ne tiendra jamais sur un vélo. Avant sa session d’entrainement Florian Grengbo, membre de l’Équipe de France Piste, et récent médaillé de bronze en Vitesse par équipes à Tokyo, doit doucement rigoler.

Le vélo n’a ni freins ni roue libre

11h45, c’est l’heure du baptême. Par petits groupes, on s’équipe. Les casques et chaussures sont fournis. Sans oublier bien sûr les beaux vélo Look qui nous sont également prêtés. Pour tout vous dire, j’ai pas mal d’appréhension. D’autant plus que la première chose que vous explique Jean-François Guiborel, ancien champion pistard aujourd’hui responsable des baptêmes, c’est que le vélo n’a ni freins ni roue libre. Juste un pignon fixe. Pour s’arrêter il faudra faire glisser sa main le long d’une rambarde.

Sous l’œil observateur de Tony Estanguet, Jean-François Guiborel montre l’exemple avant de s’élancer.

Pédales à l’horizontale. On clipse. C’est parti. Jean-François, très pédagogue, entraine tout le monde dans son sillage. Tout en douceur. C’est plutôt fluide. Dans ma tête, j’ai la peur d’aller trop vite et d’accrocher celui qui me précède. « Si tu vas trop vite, tu te décales légèrement sur la droite, comme ça tu prends un peu de hauteur ce qui va te faire ralentir » me dit Jean-François. Ok. « Allez, on accélère progressivement ». Histoire de me détendre un peu, je me mets en roue libre. Ah m…, c’est vrai, c’est impossible, le pédalier continue de tourner. Les choses sérieuses commencent, on monte un peu sur la piste. Le bruit des vélos se fait entendre et l’air commence à vous fouetter le visage.

Rouler à plus de 30 km/h pour tenir dans les virages

Le rythme est désormais soutenu. Jean-François nous invite à monter au niveau d’une ligne bleue puis de redescendre. C’est une super sensation. La force centrifuge commence à produire son effet. On augmente encore un peu la cadence. « Accélère David, accélère… » me crie-t-on en bord de piste. Car pour pouvoir tenir haut dans les virages, il faut rouler à plus de 30 km/h. En réalité 27 km/h me dira plus tard Jean-François Guiborel qui fut aussi durant 21 ans le chauffeur du journaliste Gérard Holtz sur le Tour de France.

L’avantage c’est qu’on est toujours bien coaché et encadré.

Rouler vite pour garder l’équilibre, voilà le secret. Mais si on n’est pas entrainé, on se met vite dans le rouge. En enchainant les tours, un simple virage relevé devient vite une côte sévère. « Allez, dernier passage, on va rouler au-niveau des pubs », tout là-haut près des balustrades. « Continue de pédaler David » me hurle l’homme barbu en bord de piste. Sauf que mes cuisses faiblissent. Alors « Redescends, redescends vite ». Je ne me fais pas prier et regagne illico la bande bleue claire appelée dans le jargon la Côte d’azur ». Un tour supplémentaire pour pouvoir décélérer et s’arrêter pépère le long de la rambarde, et hop me voilà baptisé, certificat « en bois » à l’appui. En résumé, c’est une belle expérience, quelque peu intimidante au départ, mais vraiment exaltante par la suite. Je la recommande à toutes et à tous. La seule condition pour venir est de mesurer plus d’1m40.

Pour un baptême de piste, qui dure environ 1 heure, il faut compter 39 euros.

Davantage de renseignements ici.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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