Montagne (re)belle

Si de forts incendies sévissent actuellement en Gironde, les régions de montagne ne sont pas non plus épargnées par le dérèglement climatique. Un peu partout la nature se rappelle à nous. Ce qui nous oblige peut-être à moins la maltraiter. Elle nous offre tant.

Il y a d’abord la réalité du thermomètre. Nous subissons un été caniculaire, et avec lui son lot de désagréments. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Les saisons sont brouillées et le monde se réchauffe. Avec une constatation majeure, les régions de montagne sont davantage marquées que les plaines par ce changement climatique.

Il y a quelques semaines, un énorme bloc s’est détaché de la Marmolada, le plus haut glacier des Dolomites (Alpes italiennes) causant la mort de 11 personnes. Plus récemment encore, d’autres alpinistes ont failli être surpris par d’impressionnantes chutes de pierres dans l’ascension du Mont Blanc. Les autorités de Haute-Savoie recommandent aux grimpeurs de différer leur tentative car « la montagne est en colère ».

Des exemples qui nous rappellent que la nature demeure souveraine. Il faut respecter ses codes et ne pas tenter le diable. Il y a une dizaine de jours, j’ai été convié par l’Office de Tourisme de Chamonix Mont Blanc à m’initier à l’alpinisme. Une expérience formidable mais teintée de prudence. Les guides n’ont pas oublié de nous évoquer les dangers inhérents à la montagne. Et de nous alerter sur le réchauffement climatique. Eh oui la montagne peut tour à tour être belle et rebelle.

Sous l’effet de la hausse des températures, les glaciers reculent progressivement et l’enneigement dans les stations diminuent. Qu’y pouvons-nous. Sur le fond pas grand-chose. Mais cela doit nous interroger. En période de pandémie, nous n’avons pas hésité à investir campagne et montagne pour trouver oxygène et apaisement. Une pause salutaire dans nos existences confinées. Mais gardons à l’esprit que les éléments peuvent à tout moment se réveiller. Comme dans une cordée, soyons solidaires. Protégeons et respectons notre environnement. Sans sombrer dans un tourisme durable à l’excès, il en va de la survie de l’humanité.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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