Dérèglement climatique : Combien de jours par an pourrons-nous courir en 2050 en France sans se mettre en danger ?

Dérèglement climatique
 « Près d’un quart des centres nautiques en France pourrait disparaître à cause de la hausse du niveau de la mer et de l’érosion côtière si la Terre se réchauffe de 4 °C ».

Le WWF France a édité un rapport qui évalue l’impact du dérèglement climatique sur la pratique sportive dans en France. Ce n’est pas très joyeux comme le révèle le journal Le Monde qui a pu le consulter.

Deux exemples sont développés par l’étude de WFF France pour mesurer l’impact du dérèglement du climat sur la pratique du sport en France : une hypothèse de réchauffement à l’horizon 2050 de + 2 °C et une autre de + 4 °C d’ici à 2090. « 

La seule élévation des températures pourrait faire perdre jusqu’à 24 jours de pratiques sportives dans un monde à +2°C et jusqu’à deux mois dans un monde à +4°C. WWF a pris en compte le nombre de jours supplémentaires à plus de 32°C, une température qui peut mettre en danger les sportifs. Dans un scénario de réchauffement climatique à +2°C, ce sera neuf jours supplémentaires en moyenne, en métropole, et jusqu’à 24 dans le sud de la France. Et dans un scénario à + 4 °C, l’ONG évoque 22 jours en moyenne dans toute la France et jusqu’à 66 jours dans le sud de la France.

De plus, « la moitié des 60 000 gymnases et des salles de sport en France – construits avant 1987 – sont inadaptés à la multiplication des épisodes caniculaires. La pratique du sport en intérieur, deviendrait alors impossible sans travaux de rénovation thermique.

Ajoutons que, selon l’étude,  près « d’un quart des centres nautiques pourrait disparaître à cause de la hausse du niveau de la mer et de l’érosion côtière si la Terre se réchauffe de 4 °C ».

Pour la montagne, ce n’est guère réjouissant. A une altitude de 1.500 mètres en moyenne, un scénario à + 2°C correspondrait à une réduction de 20 % de l’épaisseur moyenne du manteau neigeux en hiver. Ce serait jusqu’à 80 % à + 4°C, il faut aussi ajouter une réduction de la période d’enneigement.

Enfin, la multiplication des sécheresses fragilise également de plus en plus le gazon des 43 500 stades disséminés sur le territoire, sur lesquels se disputent plus d’un million de matches par an : « les pelouses « grillent » quand « elles ne sont pas mangées par le Pythium, un champignon qui prolifère en période de canicule ». L’étude évalue à un quart la part des stades qui pourraient connaître un ou deux mois de vagues de chaleur supplémentaires dans un monde à + 4 °C.

« A + 2 °C, nous sommes encore en mesure de nous adapter, à + 4 °C, on assisterait à une remise en cause des fondements de la société humaine, estime Isabelle Autissier, la présidente d’honneur du WWF. Tout n’est pas perdu, mais, et c’est un fait, nous connaissons deux fois plus de vagues de chaleur qu’il y a trente ans. »

Elle appelle « les acteurs du sport à devenir les premiers défenseurs du climat« . La ministre déléguée aux sports, Roxana Maracineanu, met en avant « l’avance prise par la France avec les travaux sur la charte des quinze engagements écoresponsables « .

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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