Santa Monica, futur épicentre du sport mondial
Entre la prochaine Coupe du monde de football cet été et les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, avec l’installation annoncée du Club France sur sa plage, la station balnéaire californienne capitalise sur son cadre unique et son art de vivre pour séduire supporters, délégations et voyageurs internationaux.

L’arrivée du Club France pourrait faire entrer Santa Monica dans une nouvelle dimension, notamment auprès du public hexagonal. « Le fait que le Club France s’installe ici illustre pleinement la synergie entre notre ville et la France. Nous avons hâte d’accueillir de nombreux voyageurs et supporteurs français », souligne Lauren Salisbury, vice-présidente de la communication de Santa Monica Travel & Tourism (en photo ci-dessous lors de sa venue à Paris).
Un Club France face au Pacifique

Dans la continuité du succès populaire du Club France installé à La Vilette lors des Jeux de Paris 2024 (600 000 visiteurs payants, 5 euros l’entrée), cette déclinaison californienne se veut « plus ouverte, plus festive et profondément ancrée dans son environnement ». Face à l’océan, le projet devrait prendre place à l’Annenberg Community Beach House, site emblématique conjuguant plage, équipements sportifs et espaces événementiels. Sur près de 15 000 m2 (55 000 m2 à Paris), le lieu pourrait accueillir une fan zone, avec des animations, célébrations, rencontres avec les athlètes, avec en toile de fond l’une des plages les plus iconiques de Californie.
Une base idéale pour vivre les Jeux de Los Angeles
Si Los Angeles accueillera les compétitions, Santa Monica entend proposer une expérience complémentaire. « Ici, tout se fait à pied. Pas besoin de louer une voiture. On peut profiter de la plage, des restaurants, puis rejoindre rapidement les sites sportifs », résume Lauren Salisbury.
La stratégie est assumée : viser un tourisme à forte valeur ajoutée. La ville table sur des taux d’occupation hôtelière supérieurs à 90 % lors des grands événements. « Nous ne nous focalisons pas sur le nombre de visiteurs, mais sur la qualité du séjour et les retombées économiques », précise la responsable. Une approche héritée d’une politique touristique attentive aux enjeux de régulation bien avant la pandémie. Avec 41 hôtels et près de 10 000 chambres pour moins de 100 000 habitants, Santa Monica dispose d’une capacité d’accueil significative à son échelle.
Un test grandeur nature avec la Coupe du monde cet été

Deux ans avant les Jeux olympiques, la Coupe du monde de football (du 11 juin au 19 juillet) fera figure de répétition générale. À cette occasion, Santa Monica entend s’imposer comme un camp de base stratégique pour les supporteurs internationaux, dans une métropole aussi vaste que Los Angeles.
Située à seulement 25 minutes du SoFi Stadium, où se dérouleront huit matches (voir ci-dessous), la station balnéaire de la côte ouest américaine se positionne déjà comme un point de chute privilégié. « Les visiteurs peuvent assister aux matches, puis revenir ici pour retrouver une atmosphère de vacances », explique Lauren Salisbury.
Lieu emblématique de cette dynamique, le Santa Monica Pier devrait concentrer une grande partie des festivités durant la compétition. « C’est le meilleur spot pendant la Coupe du monde. La FIFA y organisera de nombreuses animations », poursuit-elle. Avec sa grande roue face à l’océan, le site figure parmi les plus photographiés de la région et s’impose comme un passage incontournable.
Une expérience sportive… et lifestyle
Ce qui distingue Santa Monica des autres destinations hôtes, selon l’organisme de promotion touristique, tient à sa capacité à transformer un séjour sportif en une véritable expérience lifestyle. Entre deux événements, les visiteurs peuvent courir sur la plage, longer le littoral à vélo, pratiquer le yoga face à l’océan ou encore surfer au lever du jour.
Sur le sable, les terrains de beach-volley – discipline née ici dans les années 1920 – côtoient joggeurs et adeptes du fitness en plein air. « Le sport fait partie du quotidien. C’est une ville très active, portée par ses habitants », souligne Lauren Salisbury.
Cette énergie se prolonge dans le rythme du séjour : promenade matinale, déjeuner en terrasse, pause bien-être ou flânerie urbaine. Le Santa Monica Pier structure notamment ces moments, entre shopping, galeries et animations.
Une scène gastronomique en plein essor
Cet art de vivre s’exprime aussi dans l’assiette. Santa Monica s’appuie sur une scène culinaire dynamique, avec plusieurs restaurants distingués par le Guide Michelin. La ville abrite notamment le premier établissement étoilé de Los Angeles, toujours récompensé plus de vingt ans après, sous l’impulsion du chef Josiah Citrin. Depuis l’extension du guide à l’ensemble de la Californie, trois autres tables étoilées sont venues enrichir l’offre locale. En parallèle, Santa Monica accueille l’un des plus grands marchés fermiers bio de la côte ouest, renforçant son positionnement autour du bien manger et des circuits courts.
Au fil de la journée, l’expérience se prolonge jusqu’aux couchers de soleil sur le Pacifique, avant de rejoindre les sites de compétition ou de suivre les matches dans une ambiance conviviale.

Une destination calibrée pour les grands flux
Souvent intégrée à un itinéraire plus large en Californie, Santa Monica constitue une étape régulière pour les voyageurs français, qui y séjournent en moyenne deux à trois nuits, en combinaison avec San Diego, Palm Springs ou un road trip jusqu’à San Francisco.
Avec les Jeux (du 14 au 20 juillet 2028) en ligne de mire, la ville pourrait devenir un repère stratégique pour les supporteurs français, grâce à un atout clé : sa proximité avec le Los Angeles International Airport, situé à une vingtaine de minutes. Relié à Paris par de nombreux vols directs opérés par les principales compagnies aériennes, dont Air France, l’aéroport propose jusqu’à 28 rotations hebdomadaires en été.
Un point d’ancrage pour les touristes français
À l’approche de la Coupe du monde de football, puis des Jeux de Los Angeles, Santa Monica se présente comme une étape de choix, alliant proximité des sites, capacité d’accueil et cadre balnéaire. Un positionnement susceptible de séduire une partie du public français. Reste que, derrière ce dispositif bien rodé, la station balnéaire suit une stratégie assez classique : capitaliser sur son image de station balnéaire iconique pour attirer une clientèle internationale à fort pouvoir d’achat. Les grands événements à venir diront si cette approche suffit à se démarquer dans l’offre foisonnante de Los Angeles.
Les matches de la Coupe du monde au SoFi Stadium de Los Angeles
● 12 juin : États-Unis-Paraguay (Groupe D).
● 15 juin : Iran-Nouvelle-Zélande (Groupe G).
● 18 juin : Suisse contre vainqueur des barrages UEFA A (Groupe B).
● 21 juin : Belgique-Iran (Groupe G).
● 25 juin : États-Unis contre vainqueur des barrages UEFA C (Groupe D).
● 28 juin : 16èmes de finale.
● 2 juillet : 16èmes de finale.
● 10 juillet : Quart de finale.
Route 66 : cent ans d’aventure à Santa Monica

En 2026, la mythique Route 66 fête son centenaire, et c’est à Santa Monica, son terminus face au Pacifique, que l’histoire s’écrit. Longue de près de 4 000 kilomètres, la « Mother Road » relie Chicago à la côte californienne, traversant paysages emblématiques et imaginaires collectifs depuis un siècle.
La ville célèbre cet anniversaire avec des événements uniques : road trips historiques, concerts, concours de musique et expériences immersives, du Santa Monica Pier à Third Street Promenade. Mélange de nostalgie et de modernité, Santa Monica invite à redécouvrir le road trip américain entre patrimoine culinaire, hôtels iconiques et nouvelles aventures créatives.
Le panneau « End of the Trail », les néons rétro de Mel’s Drive-In et les vagues du Pacifique rappellent que la Route 66 n’est pas seulement une route, c’est un symbole vivant d’exploration et de liberté, résume un communiqué du Santa Monica Travel & Tourism.
