Tour de France, étape 21 : Avant l’arrivée à Paris, on se promène dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines

Garches, Puteaux, Saint-Cloud, La Celle-Saint-Cloud, Noisy-le-Roi, Versailles… L’Ouest parisien, les Hauts-de-Seine en particulier, va être à l’honneur ce dimanche et démontrer ainsi que la campagne est toute proche de la capitale. Même si le lieu de départ, La Défense Aréna, symbolise l’urbanisation.

Hauts-de-Seine
Créée dans les années 1960 sur les territoires de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, la Défense accueille également 600 000 m2 de logements et un centre commercial.

Dernière journée. Avant le traditionnel sprint des Champs-Elysées, c’est la petite et grande couronne de Paris qui seront à l’honneur.

La Défense Arena, le départ

La Défense Arena est conçue comme une salle modulable et polyvalente capable d’accueillir 30 680 spectateurs en mode stade de rugby et de 10 000 à 40 000 spectateurs en mode concert. Initialement prévue pour avoir un toit rétractable, elle est finalement dotée d’un toit permanent, les rencontres de rugby se jouant sur une pelouse synthétique.

La Défense

Sur 160 hectares, premier quartier d’affaires européen par son parc de bureaux dans de hauts buildings. Créé dans les années 1960 sur les territoires de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, ce quartier accueille également 600 000 m2 de logements et un centre commercial.

Dalle de la Défense

C’est un vaste espace public de 30 hectares, réservé aux piétons (et aux véhicules de secours), où se trouve une soixantaine d’œuvres d’art. Elle est divisée en plusieurs parties permettant la desserte des secteurs et bâtiments de la Défense : le Pont de Neuilly, le carrefour du pont de Neuilly, le bassin Takis (depuis 2007, le clos de Chantecoq, un minuscule domaine viticole, est installé sur le bord de la dalle), l’Esplanade, la place de la Défense et enfin le Parvis, encadré par le centre commercial, l’emblématique CNIT (Centre des nouvelles industries et technologies) avec sa voûte triangulaire de béton, premier bâtiment bâti ici, et celui qui va devenir le centre d’intérêt : la Grande Arche.

Grande Arche de la Défense

Construction de 110 m de haut, avec ses 300 000 tonnes de béton précontraint, recouverte de marbre de Carrare blanc et gris, quadrillée d’ouvertures en verre feuilleté. Elle abrite, entre autres, l’administration centrale du ministère de la Transition écologique.

Centre des nouvelles industries et technologies (CNIT)

Premier bâtiment construit à La Défense. Bâti en 1958, le CNIT a fait l’objet de deux restructurations, achevées en 1988 et en 2009. Sa forme caractéristique est due à la parcelle triangulaire qu’il occupe, à l’emplacement des anciennes usines Zodiac1, sur le territoire de Puteaux.

Promenade dans les Hauts-de-Seine

Puteaux

Puteaux dispose d’un club de cyclisme historique, le CSM, longtemps organisateur de Paris-Auxerre et qui compta notamment Yves Hézard dans ses rangs.

Église Notre-Dame de Pitié
L’abbé de Saint-Germain-des-Prés décide de la construction d’une chapelle à Puteaux en 1509 à la requête des villageois. Elle est consacrée en 1523 par l’évêque de Paris. Elle est ornée au milieu du XVIe siècle de vitraux qui sont inscrits à l’inventaire des Monuments historiques en 1886. Restaurée à plusieurs reprises, elle est laissée à l’abandon en 1939, les vitraux étant transférés au château de Champs-sur-Marne.

Suresnes

Relié à Paris par le pont qui porte son nom, Suresnes fut après la révolution industrielle un pôle de l’industrie aéronautique puis automobile.

Mémorial de la France combattante
Le Mémorial de la France combattante rend hommage aux Français combattants et résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est installé au pied du fort du Mont Valérien, où les Allemands ont fusillé un millier de résistants pendant la Guerre.

Nanterre

La préfecture des Hauts-de-Seine est la sixième ville la plus peuplée d’Île-de-France, après Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil. Ville universitaire, Nanterre accueille le campus de l’université Paris-Nanterre qui compte plus de 30 000 étudiants.
Nanterre a accueilli deux étapes du Tour de France : un départ en 1986 et une arrivée en 1992.

Cathédrale Sainte-Geneviève et Saint-Maurice
L’église a été entièrement reconstruite dans l’entre-deux guerres à l’initiative du chanoine Jules Froidevaux
qui voulait doter le lieu de naissance de Sainte Geneviève d’une basilique de pèlerinage digne de la sainte. Un programme iconographique ambitieux fut élaboré et conduit à la réalisation d’un ensemble unique de fresques des années 1930.

Rueil-Malmaison

Commune la plus étendue des Hauts-de-Seine, c’est une ville résidentielle plutôt huppée, mais aussi très active (elle abrite par exemple le siège du groupe automobile PSA-Peugeot-Citroën).

Château de Malmaison
Le château entre dans l’histoire de France pendant le Directoire, lorsque Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Bonaparte, l’achète le 21 avril 1799. Bonaparte le reprend à son compte
après le coup d’État du 18 Brumaire. Il demande aux architectes Charles Percier et Pierre Fontaine de rénover et redécorer la bâtisse au goût du jour.

On n’oublie pas Garches

Le Tour va aussi passer par Garches connu pour son marché, tous les mercredis et samedis, les Maréchaux, remarquable table et sa jolie petite gare, passage obligé pour rentrer dans le parc de Saint-Cloud. Les plus audacieux tenteront de faire à vélo le chemin des Vignes qui relie le bas et le haut de cette paisible et verdoyante commune.

Chaville

Chaville est connue des amateurs de cyclisme pour avoir accueilli pendant neuf ans, entre 1979 et 1987, la classique Paris-Tours, alors rebaptisée Blois-Chaville, puis Créteil-Chaville.

Meudon

Meudon s’est développée autour de l’église dédiée à Saint Martin. Meldun devient Melodunum, puis Meudon au pied du château qui domine le village. Dès le XVIe siècle, une vaste demeure de plaisance remplace la bâtisse fortifiée et abrite les amours du roi François Ier et de sa maîtresse Anne de Pisseleu. Le XIXe siècle est pour Meudon le temps du changement. L’Observatoire plonge son regard dans les étoiles, l’Office des Inventions traque les innovations techniques, le capitaine Charles Renard effectue au Hangar Y le premier vol au monde en circuit fermé à bord du dirigeable La France et Marcellin Berthelot découvre les secrets de la chimie végétale.

Issy-les-Moulineaux

La ville d’Issy-les-Moulineaux est avant tout connue par les suiveurs pour avoir abrité le siège de la société organisatrice du Tour, Amaury Sport Organisation (ASO) avant qu’elle déménage à Boulogne-Billancourt. Le journal l’Equipe et de nombreux médias accrédités sur le Tour de France ont eu leurs locaux en ville, et notamment dans le bassin du Val de Seine, immense pôle de bureaux dédié aux médias et aux nouvelles technologies. La ville, issue de la réunion des villages d’Issy et des Moulineaux, fut également un fief de l’aviation à ses débuts, comme l’indiquent plusieurs rues et lieux (Guynemer, Voisin) dédiés aux fous volants.

On se promène dans les Yvelines

La Celle-Saint-Cloud

C’est à la Celle-Saint-Cloud que le légendaire entraîneur des équipes de France de cyclisme Paul Ruinart avait installé son camp d’entraînement entre 1933 et 1956.

Le château de la Celle-Saint-Cloud

Ancien monastère, puis domaine appartenant à la marquise de Pompadour, remodelé et embelli au cours des siècles ainsi que son parc, longtemps doté d’une belle orangerie, récemment restauré, le château de la Celle-Saint-Cloud appartient depuis 1951 au ministère des Affaires étrangères qui y reçoit des hôtes de marque. Après les rois Louis XV et Louis XVIII ou l’Empereur Napoléon III, reçus par les propriétaires successifs, c’est le roi Mohamed V du Maroc, la reine Elisabeth d’Angleterre ou Jackie Kennedy qui furent les hôtes du château, où furent discutés l’indépendance du Maroc, des accords de paix au Laos et au Cambodge où plus récemment des cessez-le-feu en Libye ou un sommet du G5 Sahel.

Noisy-Le-Roy

En 2002, pour entretenir l’héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Noisy-le-Roi, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly et Le Pecq crée le label et la structure « Pays des Impressionnistes ». Noisy-le-Roi a notamment été peint par Alfred Sisley.

Villepreux

Saint Vincent de Paul y prononça ses premiers prêches alors qu’il était précepteur de la famille de Gondi. La ville dispose d’un joli patrimoine de demeures anciennes comme la maison Saint-Vincent, deuxième maison des Filles de la Charité fondées par Saint Vincent de Paul, devenue un espace d’expositions et de conférences, où le domaine de Grand’Maisons, château classé du XVIIIe siècle transformé en hôtel pour réceptions, noces et banquets.

Château de Villepreux
La famille de Francini fit construire l’hôtel qui devint plus tard le château de la seigneurie de Villepreux.
Les Francini étaient les fontainiers des rois, les deux frères, Thomas et Alexandre étant des ingénieurs hydrauliciens de grand talent. A partir de 1661, ils se consacrèrent au château de Versailles.

Fontenay-Le-Fleury

Château de Ternay
Le château de Ternay, est cité en 1482 sur les registres du tabellionnage de Villepreux. Cette propriété a été modifiée au XIXe siècle en style Directoire. Sacha Guitry y vécut de 1937 à sa mort en 1957. Il est aujourd’hui une propriété privée.

Saint-Cyr-l’École

Le lycée militaire de Saint-Cyr est l’un des six lycées de la Défense (anciens lycées militaires) du ministère des Armées français, situé dans la commune de Saint-Cyr-l’École.

Musée du lycée militaire
Installé dans l’ancien Pavillon des Archives, le Musée retrace l’histoire du lieu depuis sa création par Madame de Maintenon, épouse de Louis XIV.
L’école avait alors pour objectif d’éduquer les jeunes filles nobles désargentées. Le site devint par la suite un hôpital militaire puis un prytanée avant de laisser place à une école impériale spéciale militaire puis à un collège et finalement au lycée militaire en 1983.

Versailles

La préfecture des Yvelines doit sa réputation avant tout à son château, sans doute l’un des plus connus au monde.

Le château
L’ancien pavillon de chasse de Louis XIII fut transformé et agrandi par son fils Louis XIV qui y installa la Cour et le gouvernement de la France en 1682. Jusqu’à la Révolution française, les rois s’y sont succédé, embellissant chacun à leur tour le château. Galerie des Glaces, Grands Appartements du Roi, Musée de l’Histoire de France : au fil des siècles, le château de Versailles, siège du pouvoir jusqu’en 1789, n’a cessé de se déployer.

Le Grand Trianon
Le Grand Trianon a été élevé par Jules Hardouin Mansart en 1687 sur l’emplacement du « Trianon de Porcelaine », que Louis XIV avait fait construire en 1670 pour y fuir les fastes de la Cour et y abriter ses amours avec Mme de Montespan. Le Grand Trianon est sans doute l’ensemble de bâtiments le plus raffiné de tout le domaine de Versailles. « Petit palais de marbre rose et de porphyre avec des jardins délicieux » selon la description de Mansart qui respecte à la lettre les indications de Louis XIV, très impliqué dans cette construction.

Le domaine de Marie-Antoinette
Du Petit Trianon aux jardins de la Reine, en passant par le Hameau, le Domaine, ouvert en 2006, dévoile toute l’intimité de Marie-Antoinette. L’épouse de Louis XVI aimait retrouver en ces lieux les plaisirs d’une vie simple et champêtre, loin des fastes de Versailles. Elle est la seule reine qui ait imposé son goût personnel à Versailles, bafouant la vieille cour et ses traditions pour vivre comme elle l’entendait.

Laurent Guena

Rédacteur en chef adjoint.
Contact: laurent.guena@sport-et-tourisme.fr

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