De l’aide !

Combien de semaines seront-elles nécessaires pour contrôler l’épidémie. Personne ne peut le dire. En attendant le sport et le tourisme sont aux abois. Et on ne pas dire que leur ministère de tutelle les aide à aller mieux.

Dévastés par la crise liée au Covid-19, les secteurs du sport et du tourisme tentent de survivre. La semaine dernière, auditionné par le Sénat, Denis Masseglia, président du CNOSF, a poussé un nouveau cri de détresse. « Si rien n’est fait, on va droit à la catastrophe » a-t-il déclaré.

Et comment interpréter lorsque le ministère des Sports fait la promotion appuyée du sport gratuit en ligne, en ignorant significativement les acteurs du fitness en grande difficulté. « Cette concurrence déloyale de la part d’un ministère ne va pas dans le sens de l’apaisement pour des chefs d’entreprises qui continuent à craindre pour la survie de leur structure » précise un communiqué de France Active qui fédère des salles de sport en France.

Et oui, le sport doit être vécu comme une solution et pas comme un problème. Une amatrice passionnée qui a vaincu la maladie a lancé une pétition pour faire passer la limitation de déplacements de 1 km à 5 km durant le confinement. Bien qu’en grand danger, les acteurs ne baissent pas la garde. La Fédération Française Sports pour Tous se mobilise pour accompagner et soutenir ses structures associatives via une collecte de fonds. Elle n’est pas la seule.

Et que dire du tourisme. Et plus particulièrement des agences de voyages. Sans activité depuis la mi-mars, elles vivent des heures sombres. Selon les chiffres avancés, 5 000 points de ventes et 30 000 salariés seraient en danger de mort. Tous les malheurs s’abattent sur ce secteur qui fait voyager chaque année d’innombrables passionnés de sport. Malgré les aides, le compte n’y est pas.

Le Cediv, un groupement de 254 agences indépendantes, envisage la fermeture d’une centaine de points de ventes d’ici la fin de l’année si rien n’est fait. « Le consommateur et l’Etat français ont tout intérêt à protéger ce secteur qui, s’il disparaissait ouvrirait toutes grandes les portes aux acteurs tourisme du GAFA dont on sait qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes règlements de notre pays » indique Adriana Minchella, présidente du Cediv. Les Entreprises du Voyage, syndicat qui regroupe les acteurs du tourisme, multiplie lui aussi les efforts pour venir en aide à tout un pan de notre économie. « On ne lâchera rien » affirme son président Jean-Pierre Mas.

Peut-être le sport et le tourisme, ces deux univers passion qui ont beaucoup à se dire, devraient-ils unir leurs forces pour davantage se faire entendre et peser auprès de nos instances dirigeantes. Après tout il en va de leur survie.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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