Près des deux tiers des activités outdoor réservées la veille ou le jour même

À travers son Observatoire des loisirs outdoor, Lokki, plateforme spécialisée dans la location d’équipements, analyse la manière dont les Français organisent leur temps libre. Entre décisions de dernière minute, dépendance à la météo et pratiques collectives, l’étude met en lumière de nouveaux usages.

Près des deux tiers des activités outdoor réservées la veille ou le jour même 1
Bien que les loisirs outdoor restent des moments de partage, 39% des activités se pratiquent en solo. @Pixabay

L’anticipation ne constitue plus la norme dans l’organisation des loisirs outdoor. Selon les données 2026 analysées* par Lokki, 63% des activités sont réservées dans les 24 à 48 heures précédant leur réalisation, contre seulement 18% planifiées plus d’une semaine à l’avance. Ce rapport au temps traduit une forme de souplesse dans la gestion des week-ends, où les décisions s’ajustent en fonction des contraintes personnelles et des opportunités du moment.

Cette tendance varie toutefois selon les pratiques. Les activités nautiques ou de courte durée se prêtent davantage à des décisions spontanées, tandis que d’autres, nécessitant un équipement spécifique ou une organisation plus lourde, sont davantage anticipées.

La météo comme facteur déclencheur

La forte proportion de réservations de dernière minute s’explique en grande partie par la dépendance aux conditions météorologiques. L’étude met en évidence un impact direct. Une semaine de pluie peut entraîner une baisse des locations allant jusqu’à 66%.

Surtout, ce recul ne s’accompagne pas d’un report vers d’autres activités. En cas de météo défavorable, une partie des pratiquants renonce simplement à sortir. Lorsque les conditions sont incertaines, les comportements évoluent également. Les activités tendent à être plus courtes et les dépenses associées diminuent sensiblement.

Des pratiques majoritairement collectives

Les loisirs outdoor s’inscrivent majoritairement dans une dynamique de partage. Dans 61% des cas, ils sont pratiqués à plusieurs, que ce soit en couple, entre amis ou en famille. Le choix de l’activité dépend ainsi non seulement des conditions extérieures, mais aussi du contexte social dans lequel elle s’inscrit.

Certaines disciplines illustrent particulièrement cette dimension collective. Le vélo, notamment, se distingue par une forte pratique en groupe, y compris dans un cadre familial. À l’inverse, certaines activités comme le surf ou le canoë-kayak restent plus souvent individuelles.

Des pratiques ancrées dans les territoires

L’étude met également en évidence une forte concentration géographique des loisirs outdoor. Six régions en France regroupent à elles seules 83% de l’activité nationale. La Nouvelle-Aquitaine arrive en tête, suivie par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Au-delà de cette concentration, les pratiques varient sensiblement selon les territoires. Les régions littorales se caractérisent par une forte présence d’activités nautiques, tandis que les zones de montagne sont davantage orientées vers des pratiques liées au relief. D’autres territoires présentent des profils plus spécifiques, reflétant des usages locaux et des contraintes propres à leur environnement.

Un rapport au temps libre en mutation

À travers ces différents enseignements, l’étude met en lumière un rapport au temps libre plus flexible et plus adaptatif. Les décisions se prennent au plus près du moment, en fonction des contraintes du quotidien, des conditions extérieures et des envies. Cette évolution traduit une transformation plus large des modes de vie, où la recherche de simplicité et de souplesse prend une place croissante dans l’organisation des loisirs.

*Méthodologie : Les données présentées sont issues de l’Observatoire des loisirs outdoor de Lokki, basé sur l’analyse des locations d’équipements réalisées via la plateforme Lokki en France. L’étude couvre la période d’avril à octobre 2025 et s’appuie sur les données agrégées de plusieurs dizaines de milliers de locations enregistrées sur l’ensemble du territoire. Les analyses portent notamment sur les comportements de réservation (jour et délai de réservation), les types d’activités pratiquées, les profils d’usage (solo, duo, groupe, famille) ainsi que les spécificités territoriales. L’analyse de l’impact de la météo repose sur la comparaison de périodes aux conditions météorologiques contrastées, observées sur plusieurs territoires de référence.

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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