Le col du Galibier franchi par près de 25 000 cyclistes l’été dernier

Alors que la fréquentation a été impactée l’été dernier par la baisse de touristes étrangers en raison de la crise sanitaire, la Maurienne, réputée comme le plus grand domaine cyclable au monde, se félicite par l’arrivée d’une nouvelle clientèle de proximité qui a pu ainsi profiter de la destination.

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Malgré la crise, ils ont été deux fois plus nombreux à franchir le col du Galibier en 2020 par rapport à 2019. ©Maurienne Tourisme

La petite reine demeure plus que jamais en vogue. A l’approche du deuxième été marqué par la crise sanitaire du Covid, l’heure est au bilan pour la Maurienne, grande terre de vélo qui a même créé sa marque dédiée en 2010, « La Maurienne, le plus grand domaine cyclable du monde ». Si la destination a enregistré une baisse notable du nombre de visiteurs étrangers habituellement attirés par les cols mythiques du territoire, elle constate une croissance importante d’une clientèle de proximité désireuse de (re)découvrir sa région.

Micro-aventure et multi-activités

A la recherche d’itinéraires plus accessibles, parfois en itinérance, cette clientèle fait la part belle au vélo à assistance électrique (VAE). Une des tendances observées est aussi la recherche de micro-aventure. Pour beaucoup de Mauriennais, une expérience à vivre près de chez soi, respectueuse de l’environnement. Avec la possibilité de vivre la montagne autour de la multi-activités. Le vélo se complète avec de la via ferrata, des randonnées… Même si le vélo reste la discipline phare, pour la Maurienne, c’est ici l’opportunité de faire valoir ses nombreuses activités outdoor.

La clientèle de proximité redécouvre la destination

Si le rayonnement international des grands cols de Maurienne attire habituellement une forte clientèle européenne, principalement du Royaume-Uni et du Benelux, mais également de destinations lointaines comme les Etats-Unis, l’Australie et l’Afrique du Sud, la fermeture des frontières a bien entendu changé la donne. En 2020, c’est une clientèle de proximité qui a pu redécouvrir la destination. Les chiffres de fréquentation des grands cols n’en restent pas moins marqués par une hausse significative. Ainsi, le col du Galibier a été franchi par 24 644 cyclistes en juillet-août 2020 contre 12 671 en 2019. De même la fréquentation de l’Iseran a connu une évolution positive, 14 621 cyclistes y sont passés en 2020 contre 13 913 en 2019.

Des évènements cyclo avec un nombre de participants record

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La Maurienne n’usurpe pas son appellation de « plus grand domaine cyclable du monde ». ©Maurienne Tourisme

Du côté des cyclosportives, la vallée de la Maurienne accueille chaque été en moyenne une vingtaine d’événements cyclo qui attirent un grand nombre de cyclistes amateurs. L’an dernier, seules quelques courses ont pu être maintenues. Certaines ont toutefois tiré leur épingle du jeu et enregistré un nombre de participants records. Ainsi, la cyclo de la Madeleine a comptabilisé 770 inscriptions en 2020 contre 494 en 2019, et la Transmaurienne Vanoise a accueilli 1 110 participants contre 859 en 2019.

Répondre aux nouvelles attentes des touristes en quête d’itinérance

Fort de l’engouement pour la pratique du vélo, la Maurienne continue de développer sa marque « La Maurienne, le plus grand domaine cyclable du monde ». Dans cette optique, trois nouveaux itinéraires VAE autour du voyage à vélo ont été lancés cette année. Proposant une évasion nature, durable et zéro carbone, ces itinéraires passent par la Maurienne pour rejoindre d’autres destinations. Ainsi, il est possible d’atteindre l’Italie par le col du Mont-Cenis, l’Oisans / Isère par le Col du Glandon ou encore les Hautes-Alpes / briançonnais par le Col du Galibier. De quoi mettre en valeur ces grands cols et capitaliser sur la situation géographique centrale de la Maurienne auprès d’un public de voyageurs itinérants à vélo de plus en plus important. Demandeurs de ce type d’offre, souvent connectés, il est d’ailleurs possible de suivre leurs aventures via le compte Instagram @cyclomaurienne. Nouveauté cette année, la Maurienne capitalise sur ce réseau social en collaborant avec des ambassadeurs cyclo qui sauront faire la part belle à la destination.

Une stratégie touristique construite autour du vélo

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La Maurienne, terre de cols mythiques. © Maurienne Tourisme

Au-delà des voyageurs de passage, la Maurienne consolide sa notoriété auprès d’une clientèle locale bien présente, principalement autour de nouvelles offres cyclo et grâce à l’organisation d’animations autour du vélo telles que les Estivales du Vélo ou Mountain Collection.

La marque assoit sa notoriété liée aux grands cols mais développe aussi une stratégie touristique autour du vélo, de manière plus globale. Vélo découverte, vélo électrique, vélo santé, vélo voyage, vélo aventure, vélo ludique… Il existe mille et une façon d’aborder le cyclotourisme. « Jusque-là, la pratique du vélo connaissait une croissance régulière en France et avait même tendance à augmenter avec le développement des VAE. Or, la crise sanitaire n’a fait que conforter cette tendance voire la  promouvoir » indique Florence Vincendet, directrice de Maurienne Tourisme.

Les nouveaux usages du vélo

Outre le label « Terre d’excellence cycliste (FFC) » qui permet à la Maurienne de mettre en exergue son domaine cyclable à destination des cyclosportifs et notamment les équipes françaises ou étrangères dans la perspective des JO de Paris 2024, la Maurienne laisse également entrevoir d’autres usages du vélo comme l’explique Florence Vincendet : « Le vélo-voyage en mode itinérance ou micro-aventure est une vraie tendance, le vélo-découverte à la journée ou en séjour permet d’appréhender une destination de manière ludique notamment avec les VAE en zone de montagne. Enfin le vélo-santé c’est-à-dire la pratique du vélo dans un environnement à ciel ouvert devrait pouvoir répondre à une clientèle en recherche de bien-être en montagne ». Pour la directrice de Maurienne Tourisme, « la nature, les grands espaces, l’environnement, le partage et le respect de l’autre sont en passe de devenir les fondements d’une future expérience à vélo réussie ».

David Savary

Rédacteur en chef
Contact: david.savary@sport-et-tourisme.fr

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